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            <channel><title>Presseurop | <![CDATA[Editorial]]></title>
                <link>http://www.presseurop.eu/fr</link>
                <description>Le meilleur de la presse européenne, en 10 langues</description>
                <language>fr</language>


<item><title>Arrêtons de nous faire peur | Editorial</title><link>http://www.presseurop.eu/fr/content/editorial/2057411-arretons-de-nous-faire-peur</link><description><![CDATA[<p>Cette semaine encore, les Europ&eacute;ens  &ndash; &nbsp;et pas qu&rsquo;eux d&rsquo;ailleurs  &ndash; &nbsp;ont jou&eacute; &agrave; se faire peur, en &eacute;voquant l&rsquo;hypoth&egrave;se de la &ldquo;<a href="/fr/content/editorial/2008901-sans-issue">Grexit</a>&rdquo; comme de plus en plus probable. Apr&egrave;s les analystes, qui glosent depuis des mois sur pourquoi et comment la Gr&egrave;ce devrait sortir de la zone euro, c&rsquo;est au tour des politiques et des experts mandat&eacute;s par ces derniers de se r&eacute;pandre en pr&eacute;visions, d&ucirc;ment chiffr&eacute;es, sur l&rsquo;in&eacute;vitabilit&eacute; de ce sc&eacute;nario.</p>
<p>Lors du <a href="/fr/content/article/2048691-c-est-la-fin-de-l-hegemonie-allemande">sommet extraordinaire informel du 23 mai</a>, les dirigeants europ&eacute;ens ont admis que la question n&rsquo;est plus taboue et qu&rsquo;ils &eacute;taient en train de l&rsquo;&eacute;tudier, chacun de son c&ocirc;t&eacute;. En m&ecirc;me temps, ils ont r&eacute;affirm&eacute; leur souhait que la Gr&egrave;ce demeure au sein de la zone euro  &ndash; &nbsp;&agrave; condition, bien s&ucirc;r, qu&rsquo;elle honore les engagements pris avec ses cr&eacute;diteurs.</p>
<p>Et c&rsquo;est bien l&agrave; le point central de la question : plus qu&rsquo;&eacute;conomique, la &ldquo;Grexit&rdquo; est une question &eacute;minemment politique. Tout comme l&rsquo;a &eacute;t&eacute; celle &nbsp;de l&rsquo;adh&eacute;sion de la Gr&egrave;ce &agrave; la zone euro, alors qu&rsquo;&agrave; Bruxelles et ailleurs on &eacute;tait bien conscient que, <a href="http://www.spiegel.de/international/europe/euro-struggles-can-be-traced-to-origins-of-common-currency-a-831842.html">comme l&rsquo;Italie avant elle</a>, Ath&egrave;nes n&rsquo;&eacute;tait pas pr&ecirc;te. </p>
<p>C&rsquo;est donc aux dirigeants europ&eacute;ens de d&eacute;cider s&rsquo;ils sont pr&ecirc;ts ou pas &agrave; assumer les co&ucirc;ts &eacute;conomiques  &ndash; &nbsp;pour leurs banques et pour leurs contribuables  &ndash; &nbsp;et politiques  &ndash; &nbsp;d&eacute;cr&eacute;dibilisation de la monnaie unique, &eacute;clatement du mod&egrave;le d&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;en, l&acirc;chage du &ldquo;berceau de la d&eacute;mocratie&rdquo; pour n&rsquo;en citer que quelques-uns  &ndash;  de la sortie de la Gr&egrave;ce de l&rsquo;euro. C&rsquo;est &agrave; leurs homologues grecs de d&eacute;cider jusqu&rsquo;o&ugrave; ils sont pr&ecirc;ts &agrave; respecter les engagements qu&rsquo;ils ont pris ou, s&rsquo;ils souhaitent revenir dessus, comment ils comptent le faire. Quant &agrave; leur sortie de l&rsquo;euro, elle ne semble repr&eacute;senter une option ni pour eux, ni pour la majorit&eacute; de leurs &eacute;lecteurs.</p>
<p>Et c&rsquo;est justement parce que le co&ucirc;t politique et &eacute;conomique du &ldquo;Grexit&rdquo; serait bien trop &eacute;lev&eacute; &agrave; la fois pour les Grecs et pour leurs partenaires que l&rsquo;on est en droit de parier sur une issue plus &ldquo;soft&rdquo;, qui devrait s&rsquo;esquisser apr&egrave;s les &eacute;lections l&eacute;gislatives grecques et fran&ccedil;aises du 17 juin. Les Europ&eacute;ens vont probablement finir par accepter une  &ndash; &nbsp;nouvelle  &ndash; &nbsp;restructuration et un r&eacute;&eacute;chelonnement de la dette grecque, qui permettra &agrave; la population, &eacute;prouv&eacute;e par deux ann&eacute;es d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; s&eacute;v&egrave;re, de souffler un peu. Les Grecs, gouvern&eacute;s probablement par une majorit&eacute; in&eacute;dite et surveill&eacute;s de pr&egrave;s par la &ldquo;tro&iuml;ka&rdquo; UE-BCE-FMI, seront contraints de r&eacute;former un Etat qui s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; inique et inefficace et d&rsquo;abandonner des usages politiques dont les cons&eacute;quences sont sous les yeux de tous.</p>]]></description><pubDate>Fri, 25 May 2012 15:02:56 +0100</pubDate><guid>2057411</guid></item>

































<item><title>Sans issue ? | Editorial</title><link>http://www.presseurop.eu/fr/content/editorial/2008901-sans-issue</link><description><![CDATA[<p><em>&ldquo;Grexit&rdquo; </em>: ce mot construit &agrave; partir des mots Gr&egrave;ce et exit, c&rsquo;est-&agrave;-dire la sortie de la zone euro, <a href="/fr/content/article/1491181-la-grexit-n-est-plus-taboue">a &eacute;t&eacute; forg&eacute;</a> en d&eacute;but d&rsquo;ann&eacute;e comme une &eacute;p&eacute;e de Damocl&egrave;s brandie au-dessus de la t&ecirc;te des Grecs qui n&eacute;gociaient alors l&rsquo;effacement d&rsquo;une partie de leur dette par les banques. Comme &agrave; l&rsquo;automne, lorsque le Premier ministre Georges Papandr&eacute;ou avait voulu soumettre le plan de sauvetage de son pays &agrave; un <a href="/fr/content/article/1127641-le-chantage-de-papandreou-pour-survivre">r&eacute;f&eacute;rendum risqu&eacute;</a>, march&eacute;s et partenaires europ&eacute;ens laissaient ainsi entendre que si Ath&egrave;nes ne faisait pas preuve de &ldquo;bonne volont&eacute;&rdquo;, le probl&egrave;me se r&eacute;duirait &agrave; cette simple question : &ldquo;Voulez-vous ou non rester dans l&rsquo;euro ?&rdquo;</p>
<p>Aujourd&rsquo;hui, apr&egrave;s des &eacute;lections qui ont montr&eacute; la force des partis oppos&eacute;s &agrave; la politique d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; r&eacute;clam&eacute;e par l&rsquo;UE et le FMI et la <a href="/fr/content/article/1946461-qui-remettra-de-l-ordre">d&eacute;liquescence</a> des grands partis traditionnels, la Grexit devient plus qu&rsquo;une menace rh&eacute;torique, une hypoth&egrave;se r&eacute;elle. Et les nouvelles &eacute;lections organis&eacute;es le 17 juin risquent d&rsquo;aggraver encore la situation.</p>
<p>La Grexit est-elle pour autant la solution ? Economistes et politiques en p&egrave;sent et soup&egrave;sent les avantages et les inconv&eacute;nients, sans que l&rsquo;on sache au final ce qui serait le pire. Pour l&rsquo;instant, comme <a href="/fr/content/article/1989181-la-sortie-de-l-euro-c-est-du-bluff">le notait</a> <em>Il Sole-24 Ore</em>, le d&eacute;bat ressemble davantage &agrave; un bluff. Un bluff dangereux.&nbsp;</p>
<p>Les Europ&eacute;ens se trouvent face &agrave; un choix impossible. Faire sortir la Gr&egrave;ce de la zone euro, ce qui n&rsquo;est pr&eacute;vu par aucun trait&eacute;, c&rsquo;est prendre le risque d&rsquo;une perte de confiance dans tout le syst&egrave;me &eacute;conomique europ&eacute;en et d&rsquo;une perte de cr&eacute;dibilit&eacute; de l&rsquo;UE en tant que projet politique et puissance mondiale. Tenter de la redresser, c&rsquo;est prendre le risque de poursuivre une politique qui d&eacute;truit le tissu social grec, affaiblit la d&eacute;mocratie dans le pays dont on se plait &agrave; r&eacute;p&eacute;ter que c&rsquo;est le berceau, et conduit &agrave; d&eacute;penser des milliards d&rsquo;euros sans r&eacute;sultat puisque l&rsquo;Etat grec est aujourd&rsquo;hui une fiction.</p>
<p>Tout cela pour un Etat qui repr&eacute;sente entre 2 et 3% du PIB europ&eacute;en. Si l&rsquo;UE se trouve confront&eacute;e &agrave; une telle impasse, c&rsquo;est parce qu&rsquo;elle-m&ecirc;me reste coinc&eacute;e dans un entre-deux : trop int&eacute;gr&eacute;e &eacute;conomiquement et politiquement pour ne pas &ecirc;tre mise en danger par la crise grecque, et pas assez pour se donner les moyens d&rsquo;en sortir. Sans monnaie unique et sans march&eacute; int&eacute;rieur, elle pourrait plus facilement laisser les Grecs faire d&eacute;faut et d&eacute;valuer leur monnaie. Avec des m&eacute;canismes de coordination accrue des politiques budg&eacute;taires et des moyens pour imposer &agrave; la Gr&egrave;ce une r&eacute;forme de l&rsquo;Etat, en particulier en mati&egrave;re de collecte des imp&ocirc;ts et de lutte contre la corruption, elle pourrait &ndash; peut-&ecirc;tre &ndash; pousser la Gr&egrave;ce vers une sortie de la crise.</p>
<p>Mais comment dire aux peuples europ&eacute;ens que la solution &agrave; la crise de l&rsquo;Europe est plus d&rsquo;Europe ? Les dirigeants de l&rsquo;UE paient l&agrave; la facture de deux d&eacute;cennies d&rsquo;acc&eacute;l&eacute;ration de l&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne, de l&rsquo;Acte unique de 1986 au trait&eacute; de Lisbonne de 2009, pav&eacute;es de promesses de prosp&eacute;rit&eacute; et d&eacute;pourvues de r&eacute;ponses &agrave; la question de la d&eacute;mocratie dans l&rsquo;Union.&nbsp;</p>
<p>Quand la crise de la dette s&rsquo;ajoute &agrave; la fatigue institutionnelle, l&rsquo;Europe se retrouve telle le Minotaure dans un Labyrinthe dont elle cherche l&rsquo;issue. Vous avez dit<em> </em>&ldquo;Grexit&rdquo; ?</p>]]></description><pubDate>Fri, 18 May 2012 13:48:54 +0100</pubDate><guid>2008901</guid></item>



























<item><title>Boycotter le régime de Kiev | Editorial</title><link>http://www.presseurop.eu/fr/content/editorial/1967611-boycotter-le-regime-de-kiev</link><description><![CDATA[<p>Faut-il <a href="/fr/content/news-brief/1953551-le-boycott-de-l-euro-2012-toujours-en-suspens">boycotter</a> les matches de l&rsquo;<a href="http://www.uefa.com/uefaeuro/index.html" target="_blank">Euro 2012 de football</a> qui se d&eacute;roulent en Ukraine (qui co-organise la comp&eacute;tition avec la Pologne) tant que le r&eacute;gime de Kiev maintiendra en d&eacute;tention l&rsquo;opposante Ioulia Timochenko ? Une dizaine de <a href="/fr/content/cartoon/1912121-halte-la">dirigeants europ&eacute;ens</a>, dont le pr&eacute;sident allemand Joachim Gauck et le pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne Jos&eacute; Manuel Barroso, ont d&eacute;j&agrave; d&eacute;cid&eacute; : ils n&rsquo;iront pas en Ukraine.</p>
<p>Sans se prononcer sur la culpabilit&eacute; de l&rsquo;ancienne &eacute;g&eacute;rie de la R&eacute;volution orange de 2004, condamn&eacute;e en octobre &agrave; sept ans de prison pour abus de pouvoir, les partisans du boycott veulent ainsi protester contre les mauvais traitements qu&rsquo;elle aurait subis en prison et la r&eacute;pression dont l&rsquo;opposition fait l&rsquo;objet dans le pays.</p>
<p>Le cas de Ioulia Timoshenko est embl&eacute;matique de la d&eacute;rive autoritaire du r&eacute;gime de Viktor Ianoukovich et de la d&eacute;gradation des relations avec l&rsquo;UE : depuis son &eacute;lection, en 2010, le chef du Parti des r&eacute;gions n&rsquo;a eu de cesse de renforcer l&rsquo;emprise de ses fid&egrave;les  &ndash; &nbsp;des Russophones de l&rsquo;Est du pays  &ndash; &nbsp; sur l&rsquo;Etat et de brider l&rsquo;opposition. Et de faire souffler le chaud et le froid avec ses deux incontournables voisins, la Russie et l&rsquo;Union europ&eacute;enne.&nbsp;</p>
<p>La premi&egrave;re, dont il est culturellement proche, souhaite maintenir l&rsquo;Ukraine dans son giron et en faire une sorte de Bi&eacute;lorussie du Sud, &agrave; ses conditions. Avec la seconde, un accord d&rsquo;association n&rsquo;attend plus que d&rsquo;&ecirc;tre sign&eacute; et un autre d&rsquo;union douani&egrave;re  &ndash; &nbsp;sorte d&rsquo;&ldquo;adh&eacute;sion light&rdquo; &agrave; l&rsquo;UE  &ndash; &nbsp;est sur les rails. L&agrave; aussi, il s&rsquo;agit de raccrocher l&rsquo;Ukraine &agrave; son environnement historique et culturel  &ndash; &nbsp;l&rsquo;Ouest de l&rsquo;Ukraine a fait partie (avec la Pologne, la Lituanie et la Bi&eacute;lorussie actuelles) de la R&eacute;publique des Deux nations aux XVIe-XVIIIe si&egrave;cles  &ndash; &nbsp;en vertu de l&rsquo;attraction que le soft power de l&rsquo;Union est cens&eacute; exercer sur son entourage.</p>
<p>Les opposants au boycott craignent qu&rsquo;il ne jette Kiev dans les bras de Moscou. La tentation existe, mais elle serait contraire aux int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques de l&rsquo;Ukraine et elle minerait une ind&eacute;pendance fi&egrave;rement conquise. Mais la plupart des Ukrainiens voient leur avenir dans l&rsquo;UE, t&ocirc;t ou tard, et celle-ci se doit de ne pas trahir leurs attentes.</p>
<p>C&rsquo;est pour cela qu&rsquo;un boycott de la part des politiques  &ndash; &nbsp;pas des &eacute;quipes  &ndash; &nbsp;est opportun. Il sera d&rsquo;autant plus efficace qu&rsquo;il sera associ&eacute; &agrave; des mesures de pression &eacute;conomique (application des lois anti-blanchissement aux capitaux ukrainiens d&eacute;pos&eacute;s dans l&rsquo;UE) et douani&egrave;res (pas de visas pour les t&eacute;nors du r&eacute;gime responsables d&rsquo;abus, visas plus faciles pour les &eacute;tudiants, les chercheurs, les hommes d&rsquo;affaire et les touristes), ainsi qu&rsquo;&agrave; un effort de p&eacute;dagogie pour en expliquer les raisons aux Ukrainiens. Enfin, &agrave; l&rsquo;occasion des &eacute;lections l&eacute;gislatives d&rsquo;octobre prochain, l&rsquo;UE et l&rsquo;OSCE devraient inonder le pays d&rsquo;observateurs afin de s&rsquo;assurer qu&rsquo;elles soient aussi irr&eacute;prochables que possible.&nbsp;</p>]]></description><pubDate>Fri, 11 May 2012 15:02:01 +0100</pubDate><guid>1967611</guid></item>

























<item><title>De Paris à Athènes | Editorial</title><link>http://www.presseurop.eu/fr/content/editorial/1940631-de-paris-athenes</link><description><![CDATA[<p>Quelle a &eacute;t&eacute; l&rsquo;&eacute;lection la plus importante le 6 mai ? Le nouveau pr&eacute;sident fran&ccedil;ais, Fran&ccedil;ois Hollande, est <a href="/fr/content/press-review/1939331-une-nouvelle-donne-en-europe">&agrave; la une de quasiment toute la presse europ&eacute;enne</a> au lendemain de <a href="/fr/content/article/1938061-francois-hollande-le-reve-et-la-realite">sa victoire</a> face &agrave; Nicolas Sarkozy. Noblesse oblige, pourrait-on dire, car son poids politique et &eacute;conomique fait que tout changement en France a des cons&eacute;quences dans la politique de l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Et cette fois-ci d&rsquo;autant plus que l&rsquo;&eacute;lu socialiste a fait d&rsquo;une politique de croissance comme compl&eacute;ment &agrave; l&rsquo;aust&eacute;rit&eacute; un point majeur de son programme. Les semaines qui viennent vont donc &ecirc;tre rythm&eacute;es par la pr&eacute;paration du Conseil europ&eacute;en de juin et les tractations entre dirigeants sur la meilleure mani&egrave;re de cr&eacute;er cette croissance.&nbsp;</p>
<p>Ce calendrier pourrait bien &ecirc;tre perturb&eacute; par le r&eacute;sultat de l&rsquo;autre grand scrutin du 6 mai, <a href="/fr/content/article/1939831-sur-le-chemin-du-chaos">les &eacute;lections l&eacute;gislatives en Gr&egrave;ce</a>. Si la d&eacute;faite de Nicolas Sarkozy s&rsquo;explique en partie par la &ldquo;mal&eacute;diction&rdquo; qui p&egrave;se actuellement sur les dirigeants sortants en Europe &ndash; depuis 2 ans, seul le Polonais Donald Tusk est sorti vainqueur d&rsquo;une &eacute;lection &ndash; le vote des Grecs s&rsquo;apparente &agrave; une r&eacute;volte contre le syst&egrave;me politique du pays. Or ce syst&egrave;me, malgr&eacute; ses d&eacute;fauts et sa responsabilit&eacute; dans la crise actuelle, est le pilier sur lequel s&rsquo;appuient l&rsquo;UE et le FMI pour mettre en oeuvre les mesures &eacute;conomiques et la restructuration de l&rsquo;Etat demand&eacute;es en &eacute;change de l&rsquo;aide financi&egrave;re.</p>
<p>A premi&egrave;re vue, l&rsquo;&eacute;lection de Fran&ccedil;ois Hollande pourrait &ecirc;tre un bol d&rsquo;air pour le Pasok ou Nouvelle D&eacute;mocratie, les deux grands partis grecs, qui ont besoin de montrer &agrave; leur &eacute;lecteurs qu&rsquo;ils peuvent infl&eacute;chir les exigences de la tro&iuml;ka. Mais avec &agrave; peine un tiers de suffrages &agrave; eux deux, et un total combin&eacute; de 152 si&egrave;ges dans le nouveau Parlement alors que la majorit&eacute; est &agrave; 151, ils ne semblent pas en mesure de former un gouvernement ensemble dans le cas hypoth&eacute;tique o&ugrave; ils en auraient la volont&eacute;. Il est donc difficile de voir en quoi l&rsquo;effet Hollande, s&rsquo;il y en a un, pourrait leur &ecirc;tre favorable.</p>
<p>Alors que le Pasok, vainqueur des &eacute;lections en 2009, est aujourd&rsquo;hui rel&eacute;gu&eacute; &agrave; la troisi&egrave;me place par la gauche radicale, et que le nouveau Parlement va &ecirc;tre morcel&eacute; entre des petites formations, dont les n&eacute;o-nazis d&rsquo;Aube dor&eacute;e, l&rsquo;issue la plus probable du scrutin du 6 mai est de nouvelle &eacute;lections, qui ne feront qu&rsquo;ajouter de l&rsquo;incertitude en Europe.</p>
<p>Les craintes sur le respect des conditions du plan de sauvetage sous l&rsquo;autorit&eacute; de la tro&iuml;ka et sur l&rsquo;avenir de la Gr&egrave;ce dans la zone euro ont ressurgi d&egrave;s le lendemain des &eacute;lections. Cela s&rsquo;est imm&eacute;diatement r&eacute;percut&eacute; sur les march&eacute;s financiers. Et &agrave; Berlin, la chancellerie s&rsquo;est empress&eacute;e de faire savoir qu&rsquo;il n&rsquo;&eacute;tait &ldquo;pas possible&rdquo; de ren&eacute;gocier le pacte budg&eacute;taire sign&eacute; en mars. Si d&eacute;bat sur la croissance il y a, il risque d&rsquo;&ecirc;tre men&eacute; sous la contrainte des &eacute;v&egrave;nements. Apr&egrave;s la liesse de la Bastille, les lendemains pourraient &ecirc;tre difficiles.</p>]]></description><pubDate>Mon, 07 May 2012 17:01:03 +0100</pubDate><guid>1940631</guid></item>
































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