Les dossiers
Grèce : une si longue crise
La descente aux enfers
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Grèce
La comédie du pouvoir
14 mai 201260To Ethnos Athènes -
8 mai 201264I Kathimerini Athènes
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Grèce
Sur le chemin du chaos
7 mai 2012141I Kathimerini Athènes -
Grèce
Le naufrage a été évité
9 mars 2012146To Ethnos Athènes -
21 février 201210To Ethnos Athènes
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Grèce
Le règne de l’impunité
20 février 201249De Morgen Bruxelles -
13 février 201293To Ethnos Athènes
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Zone Euro
La Grèce prend sa retraite
9 février 201242To Vima Athènes -
4 janvier 20128PresseuropPresseurop
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Crise de la dette
La Grèce et l’Italie, destins parallèles
11 novembre 20115Eleftherotypia Athènes -
7 novembre 201112Eleftherotypia Athènes
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2 novembre 20116To Ethnos Athènes
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Grèce
Une farce tragique
13 septembre 20113Ta Nea Athènes -
Crise de la dette
Et maintenant, que peut la Grèce ?
6 septembre 201113To Ethnos Athènes -
5 septembre 2011PresseuropI Kathimerini
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19 mai 2011PresseuropFinancial Times Deutschland
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9 mai 2011Libération Paris
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6 avril 2011PresseuropFinancial Times Deutschland
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30 mars 2011PresseuropI Kathimerini
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23 février 2011Ta Nea Athènes
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Dette
Les PIGS sont de retour
10 septembre 20101PresseuropHandelsblatt -
Grèce
Le cauchemar de l’Europe
23 avril 2010PresseuropLes Echos -
16 avril 2010PresseuropThe Economist
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9 avril 20104Presseurop
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8 avril 2010PresseuropLa Tribune
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Crise grecque
Le psychodrame est fini – pour le moment
26 mars 2010Presseurop -
11 février 20101Le Figaro Paris
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4 février 20107Presseurop
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Economie
Encore un effort pour sauver Athènes
26 janvier 20103La Stampa Turin -
15 décembre 2009Der Spiegel Hambourg
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Grèce
Après Dubaï, Athènes ?
9 décembre 20091Presseurop -
1 décembre 2009PresseuropEleftherotypia
La population en première ligne
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5 avril 201216PresseuropTa Nea
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Crise grecque
Thessalonique montre la voie pour s’en sortir
8 mars 201212Die Zeit Hambourg -
Crise de la zone euro
Comment Bruxelles détruit la Grèce
17 février 2012102The Daily Telegraph Londres -
16 février 201231To Vima Athènes
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Crise grecque
La thérapie mortelle de Bruxelles
15 février 201296Die Zeit Hambourg -
30 janvier 201214Libération Paris
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11 janvier 201234Die Zeit Hambourg
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22 décembre 201115The Guardian Londres
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28 novembre 20114Expressen Stockholm
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Grèce
Les oligarques à l’affût
9 novembre 20119Financial Times Londres -
22 septembre 201127Die Presse Vienne
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Grèce
Poubelles et système D
19 septembre 20117To Vima Athènes -
12 septembre 20111PresseuropEleftherotypia
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Crise de la dette
La Grèce en mauvais Etat
2 septembre 201113Libération Paris -
2 septembre 20111The Guardian Londres
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5 août 2011The Guardian Londres
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19 juillet 2011The New York Times New York
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Reportage
Place Syntagma : “C’est notre jour !”
16 juin 20112Eleftherotypia Athènes -
16 juin 20114The Guardian Londres
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1 juin 2011To Vima Athènes
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Grèce
Désespérés et résignés
3 mai 2011Libération Paris -
26 avril 20111To Vima Athènes
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18 avril 20111To Vima Athènes
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15 mars 2011I Kathimerini Athènes
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11 mars 2011To Vima Athènes
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4 août 20101Der Spiegel Hambourg
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GRÈCE
On solde même le pain
26 mai 20102Ta Nea Athènes -
grèce
On a frôlé la révolution
6 mai 20101To Ethnos Athènes -
Grèce
Un pays en état de choc
6 mai 20101Presseurop -
3 mai 20103To Ethnos Athènes
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Grèce
FMI, non merci !
21 avril 20102To Vima Athènes -
Economie
Le régime d'austérité passe mal
18 mars 20102International Herald Tribune Paris
L'onde de choc en Europe
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Crise grecque
La sortie de l’euro, c’est du bluff
15 mai 201281La Stampa Turin -
Zone euro
L’incendie grec menace à nouveau
11 mai 2012230El País Madrid -
8 mai 201299Financial Times Londres
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21 février 201211PresseuropFinancial Times
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Crise grecque
L’Europe est au moins aussi coupable qu’Athènes
10 février 201256La Stampa Turin -
Zone Euro
La “Grexit” n’est plus taboue
8 février 201213De Volkskrant Amsterdam -
Zone euro
Sauvons la BCE du péril grec
2 février 20129De Tijd Anvers -
Zone euro
Pris au piège grec
24 janvier 201214Süddeutsche Zeitung Munich -
15 novembre 201110Financial Times Londres
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Crise de la zone euro
Si la Grèce partait…
4 novembre 201113Le Figaro Paris -
Revue de Presse
Euro : le scénario du pire se dessine
13 septembre 20115Presseurop -
26 juillet 20114Ta Nea Athènes
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Crise de l'euro
Le petit jeu a assez duré
20 juillet 20111Ta Nea Athènes -
Crise de la dette
Sauvons la Grèce et croisons les doigts
24 juin 2011PresseuropPresseurop -
16 juin 20114The Guardian Londres
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15 juin 2011PresseuropTo Ethnos
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Crise de la dette
Pourquoi la Grèce va entrainer l’euro dans sa chute
14 juin 201115The Irish Times Dublin -
Grèce
Du sang et des larmes
10 juin 20114PresseuropTa Nea -
6 juin 2011PresseuropTa Nea
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Zone euro
Le casse-tête de la dette grecque
18 mai 20115Presseurop -
Crise grecque
C’est de l’acharnement thérapeutique
11 mai 20111PresseuropHandelsblatt -
9 mai 20113Süddeutsche Zeitung Munich
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Crise grecque
L’euro toujours en danger
3 mai 2010Presseurop -
Crise grecque
Poker menteur sur l’euro
28 avril 20101La Repubblica Rome -
Grèce
Le cauchemar de l’Europe
23 avril 2010PresseuropLes Echos -
16 avril 2010PresseuropThe Economist
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11 février 20101Le Figaro Paris
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9 février 2010PresseuropTo Ethnos
Editorial
Comment un pays qui représente environ 3% du PIB de l'Europe a-t-il pu entrainer l'UE et l'euro dans une crise dont on peine à voir l'issue ? Comment un pays qui s'était offert les Jeux olympiques en 2004 et dont la population vivait au rythme des derniers produits à la mode a-t-il pu se retrouver dans une situation de quasi-faillite imposant des sacrifices sociaux sans précédent en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale ? La crise grecque qui a éclaté fin 2009 n'a pas fini de dérouter et d'inquiéter.
Car cet événement devenu majeur dans l'histoire de l'Union européenne soulève une série de problèmes auxquels les dirigeants européens ne semblent pas en mesure de trouver des solutions. Avec la crise grecque, c'est l'architecture communautaire qui est remise en cause, avec une union monétaire sans union politique ni mécanisme clair de soutien entre pays. C'est également la construction européenne qui perd un peu de son sens dans la mesure où certains Européens ne voient plus pourquoi ils paieraient pour les autres et que les partis politiques voient un intérêt électoral à devenir plus eurosceptiques. C'est aussi le modèle social continental, basé sur un Etat-providence plus ou moins développé, qui pourrait subir une transformation radicale sous le coup d'une rigueur imposée à la Grèce mais qui pourrait devenir un modèle anti-crise pour les autres pays.
Mais les plus concernés sont bien sûr les Grecs eux-mêmes, qui ont soudainement dû apprendre à vivre avec moins et sans perspectives claires, à voir leur gouvernement vendre entreprises et terres pour se financer, et à repenser leur rapport à l'Etat, trop souvent basé sur les petits arrangements avec le droit. Au fil des reportages et des analyses, c'est avant tout le choc pour un pays et ses habitants que retrace ce dossier.
Les Grecs, et toute l’UE avec eux, attendent que les dirigeants des trois principaux partis s’accordent pour former un gouvernement et éviter ainsi des élections qui pourraient aggraver la crise. Mais pour l’instant, ils semblent plutôt occupés à assurer leur propre avenir politique.
Le 6 mai, les Grecs ont lourdement sanctionné les deux partis traditionnels, chargés d'appliquer le plan d'austérité, et ont permis à la gauche radicale et à l'extrême droite d'entrer en force au Parlement. Un résultat qui pourrait mener à l'impuissance gouvernementale voire à la violence, s'inquiète un éditorialiste.
En convaincant entre 85 et 95% de ses créanciers privés d’abandonner une partie de la dette qu’ils détenaient, le gouvernement grec a enfin accompli ce que l’on attendait de lui. Mais il lui faut maintenant donner un sens aux sacrifices de la population.
Dans la nuit du 20 au 21 février, l’Eurogroupe a enfin adopté un second plan de sauvetage de 130 milliards d’euros, auquel s’ajoute une remise de dette de 107 milliards. Mais sans un vrai plan de développement économique, cette somme ne suffira pas à redresser le pays, prévient Ethnos.
Le principal problème des Grecs n’est pas l’argent, mais un système clientéliste dans lequel personne ne rend de comptes, analyse un journaliste grec. C’est à l’Europe de faire changer les choses.
Le nouveau plan de rigueur réclamé par l’UE et le FMI a été voté le 12 février par le Parlement grec sur fond de manifestations et de violences. Mais il ne règle rien et laisse les Grecs sans réponse sur leur avenir, regrette un éditorialiste.
Pour éviter le risque d'une sortie de la zone euro, Athènes a consenti à de nouvelles mesures d’austérité juste avant une réunion de l’Eurogroupe. Une alternative que les politiciens locaux n’ont pas su éviter, regrette To Vima.
A Athènes comme à Rome, la crise a balayé les dirigeants élus pour les remplacer par des technocrates. Leur mission : la mise en oeuvre de plans d’austérité exigés par Bruxelles et par les marchés et que leurs prédécesseurs n’ont pas pu appliquer.
L’accord trouvé le 6 novembre sur la formation d’un gouvernement soutenu par la gauche et la droite met fin provisoirement à la crise engendrée par l’idée d’un référendum sur le plan de sauvetage du pays. Mais pour les Grecs, les problèmes restent les mêmes.
Confronté à la contestation de son peuple, le Premier ministre grec a choisi d’organiser un référendum plutôt que de convoquer des élections anticipées. Mais en préservant ainsi son avenir, il réduit les Grecs à un choix simpliste.
Intégrer une taxe dans les factures d’électricité : la dernière proposition du gouvernement est un aveu d’échec des mesures prises depuis un an et demi, déplore Ta Nea. Et le comble, c’est que certains fonctionnaires refusent de l’appliquer.
Tout le monde réalise maintenant que le gouvernement grec ne pourra pas réduire sa dette comme il s’y était engagé, ce qui ébranle les marchés financiers. Et à Athènes, c’est un sentiment d’impuissance qui apparait, comme dans cet éditorial de To Ethnos.
Depuis plusieurs semaines, des informations erronées sur l’économie grecque sont diffusées pour déstabiliser Athènes. Dernière intox en date : la publication vendredi 6 mai par Spiegel online d’une réunion secrète des ministres des Finances pour une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. A qui profite le crime ? S'interroge Libération.
En visite à Berlin le 22 février, le Premier ministre grec a tenté d'obtenir un délai pour rembourser le plan de sauvetage de son pays. Mais alors que la grogne sociale et les pressions des banquiers européens augmentent, les Vingt-Sept ne se décideront que fin mars.
Avec l'accord conclu le 25 mars au soir sur le plan de sauvetage de la Grèce, les pays de la zone euro ont mis un terme à une tragédie qui durait depuis des mois. Pourtant, la solution trouvée est loin d'être idéale et la fracture qui s'est ouverte au sein de l'Union mettra du temps à se refermer, note la presse européenne.
A Bruxelles, les Vingt-Sept se mobilisent pour tenter de sauver l’économie grecque. A Athènes, la cure d’austérité annoncée par le gouvernement ne fait pas que des heureux. Mais dans un pays où l’Etat reste impuissant face à une fraude fiscale généralisée, un changement des habitudes semble inévitable.
Portugal, Irlande, Grèce, Espagne : sous la pression de l'UE, les quatre pays de la zone euro les plus fragiles – les "PIGS" – tentent de redresser leur situation économique. Les moyens sont différents, mais les incertitudes restent les mêmes, estime la presse européenne.
Au bord de la faillite, la Grèce inquiète les autorités européennes : elle contribue à affaiblir la zone euro et décrédibilise l'action d'une UE qui demeure incapable de réguler son comportement.
Berlin et Bruxelles doutent de plus en plus que la Grèce soit en mesure de résorber sa dette sans aide extérieure. Si rien n'est fait, le pays pourrait faire banqueroute – ce qui aurait des conséquences imprévisibles pour la monnaie européenne.
Dette publique hors de contrôle, évasion fiscale galopante, trou dans le système de retraites… La Grèce est au bord de la faillite, remarque la presse européenne, qui s'inquiète des conséquences pour l'euro et d'un possible effet domino pour les pays les moins vertueux.
Pendant qu’Athènes se sclérose dans la complainte de la récession et des manipulations de l’étranger, près de la deuxième ville du pays de nouveaux projets bourgeonnent, faisant germer l’espoir. Die Zeit est allé à la rencontre de ces Grecs qui n'espèrent plus rien de l’Etat et qui ont retroussé leurs manches.
Plongée dans une dépression catastrophique, la Grèce est saignée à blanc par une UE “incompétente” et son commissaire aux Affaires économiques et monétaires “insensible”, Olli Rehn, accuse Peter Oborne dans un réquisitoire enflammé.
Endettés, inquiets, déprimés, de nombreux Grecs cherchent un soutien moral dans les centres d’aides Ekpizo. Reportage à Athènes lors d’une thérapie de groupe.
L’Eurogroupe vient de reporter sa décision d'une nouvelle aide à Athènes, exigeant de nouvelles garanties politiques à la mise en oeuvre des plans d'austérité. Mais plutôt que des coupes brutales, ce sont d'une restructuration et de la solidarité de ses partenaires dont le pays aurait vraiment besoin, clame Die Zeit.
Pendant que les négociations sur l’effacement de la dette grecque se poursuivent, la mairie d’Athènes fournit deux repas par jour à des salariés licenciés victimes des plans d'austérité et menacés de famine. Une situation que certains Grecs n’hésitent pas à comparer au temps de l'Occupation.
Frégates, blindés, chasseurs-bombardiers et sous-marins… Alors que les citoyens se serrent la ceinture, la Défense échappe aux coupes budgétaires. A la grande satisfaction des Etats fournisseurs — Allemagne et France en tête.
Pour les jeunes des Etats européens frappés par la crise, l’Australie, en plein boom économique, est une terre d'opportunités. Cela vaut plus particulièrement pour une nouvelle génération de diplômés grecs, qui rejoignent ainsi leur principale communauté nationale expatriée.
Plusieurs clans corrompus contrôlent les secteurs clés de l'économie grecque et s'apprêtent à tirer profit du désarroi dans lequel le pays est plongé, écrit un spécialiste britannique de la mafia.
Ainsi les Grecs “refusent d’économiser” ? Un juriste de Vienne, qui a un pied-à-terre à Athènes, les a observés au quotidien. Sa conclusion : ils économisent à en crever.
Le 19 septembre, le gouvernement grec a annoncé de nouvelles économies pour rassurer ses partenaires et obtenir la 6e tranche de l’aide internationale. Mais dans les rues d’Athènes, de plus en plus de gens recherchent de quoi manger au moindre coût.
La dette grecque serait désormais hors de contrôle. Le constat vient d'Athènes même, délivré par une commission parlementaire. Asphyxié par une récession plus forte que prévue et miné par l'économie souterraine, le pays semble bien incapable d'honorer ses échéances.
Les films énigmatiques de Yórgos Lánthimos et Athiná-Rachél Tsangári sont-ils les produits des turbulences économiques que traverse la Grèce ? Et les deux cinéastes continueront-ils à tourner dans ce pays troublé ?, s'interroge The Guardian.
Confrontés à la dure réalité des salaires impayés, des entreprises en faillite et du chômage de masse, les Grecs ont de plus en plus recours à la désobéissance civile. Va-t-on vers une reconfiguration du paysage politique grec ?
Dans le cadre des mesures d’austérité votées en juin, le Premier ministre grec prévoit de vendre des entreprises publiques comme la compagnie nationale d’électricité. Mais, révélateur des liens inextricables qui unissent les diverses forces du pays, il se heurte à l’hostilité d’un syndicat que son propre parti a contribué à créer.
Le 15 juin, plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté pour protester contre les mesures d’austérité du gouvernement aux abords du Parlement, à Athènes, où les "indignés" grecs campent depuis déjà trois semaines. Si la manifestation s’est déroulée pacifiquement, des affrontements ont éclaté en marge du cortège.
Tandis que le Premier ministre grec, Georges Papandréou, tente d’imposer un second plan de rigueur à son pays, la place Syntagma à Athènes est devenue un modèle de démocratie directe où les citoyens de tous âges, de tous milieux et de tous courants politiques viennent exprimer leur colère.
Finis les sorties, les achats ou les apéros en terrasse. Reportées les interventions chirurgicales. Oubliées les factures : frappés par la crise, les Grecs ont appris à réduire leur train de vie, et leur quotidien est devenu triste.
Usés par les plans de rigueur à répétition, les Grecs désemparés ne croient plus en leur gouvernement. Et tandis que le populisme gagne des voix, l’europhilie est en chute libre, rapporte l’envoyé spécial de Libération à Athènes.
Diffusé sur Internet, un documentaire retrace l'histoire de la dette grecque et pointe les responsabilités de la classe politique. Un film militant qui provoque un large débat.
Nouvelles mesures d'austérité annoncées d'un côté, rumeurs persistantes de restructuration de la dette – et donc de faillite du pays – de l'autre : le choix qui s'offre aux Grecs accompagne une sorte de déliquescence de l'Etat, s'inquiète un éditorialiste.
Malgré un assouplissement des conditions du plan de sauvetage, décidé par les Etats de la zone euro le 11 mars, les Grecs sont de plus en plus pessimistes sur la capacité de leurs dirigeants à les sortir de la crise. Ils disposent pourtant d'une richesse inestimable : les jeunes, pour l'instant sacrifiés.
Après un an de rigueur, le gouvernement de Georges Papandréou est toujours confronté au risque de faillite, à la méfiance des marchés et au manque de solidarité de certains pays européens. Quant aux citoyens, ils manifestent de plus en plus leur défiance en la politique, s'inquiète un éditorialiste.
Pour remplir les caisses de l’Etat et ses obligations internationales, le gouvernement de Georges Papandréou a décidé d’utiliser les grands moyens pour faire payer les nombreux Grecs qui échappaient à l’impôt.
Les boulangers d’Athènes viennent de décider de fixer le prix du pain à 50 centimes car, avec la crise, les Grecs en consomment de moins en moins. Cette initiative pourrait s’étendre à d’autres secteurs.
Face au mécontentement exprimé par les manifestants à l’encontre du plan de rigueur du gouvernement et de la classe politique, cette dernière se doit de réagir, si elle veut éviter "une crise sans précédent", estime l’éditorialiste Giorgos Delastik.
La presse grecque était sous le choc, après la mort de trois employés d'une banque en marge de la manifestation organisée à Athènes par les syndicats contre le plan de rigueur du gouvernement. Ces personnes ont péri dans l'incendie de leur agence, causé par des cocktails Molotov lancés par des manifestants cagoulés, alors que plusieurs autres ont été blessées dans les affrontements entre ces derniers et la police.
Les mesures demandées par les bailleurs – FMI et Union européenne – et annoncées par le gouvernement afin de contenir les dépenses publiques et réduire le déficit sont "injustes", "brutales" et "sans précédent", estime To Ethnos, pour qui elles balayent cinquante ans d’acquis sociaux.
Les discussions entre Athènes, l’UE et le Fonds monétaire international ont débuté ce 21 avril. Mais les Grecs craignent de plus en plus les conditions qui pourraient leur être imposées pour redresser leurs finances. Comme en témoigne cet éditorial paru dans To Vima.
De la Grèce à l’Irlande, la Commission européenne exhorte les Etats membres à procéder à de douloureuses réductions de leurs dépenses publiques. Mais ce "culte de l’austérité", qui menace de pousser l’Europe plus avant dans la récession, est de plus en plus critiqué.
Au moment où les spéculations sur la sortie de la Grèce de la zone euro vont bon train, il faut comprendre qu’Athènes ne peut survivre sans la monnaie unique et que l’Europe ne peut se permettre qu’elle en sorte. Voilà pourquoi chacun doit jouer cartes sur table.
La crise politique à Athènes réveille le scénario de la sortie de la Grèce de la zone euro. Une hypothèse d'autant plus dangereuse aujourd'hui que l'Espagne est à son tour affaiblie. Les conséquences d'une telle issue seraient non seulement économiques, mais aussi géopolitiques.
François Hollande tiendra-t-il sa position contre l'austérité en soutenant la Grèce ? Ou se rangera-t-il derrière la ligne allemande ? Cela reste à voir. En attendant, la tempête politique qui sévit en Grèce constitue une première épreuve de vérité.
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
En évoquant, comme l’a fait en début de semaine la commissaire Neelie Kroes, la sortie de la Grèce de la zone euro, les dirigeants européens semblent préparer le terrain à cette éventualité. De son côté Athènes continue de négocier avec ses créanciers privés la restructuration de sa dette.
Un défaut de paiement de la Grèce n’est toujours pas exclu, et il mettrait en péril la Banque centrale européenne. Pour éviter cela, les Etats doivent payer et lui apporter des garanties, estime l’économiste Melvyn Krauss.
A Athènes, la guerre des nerfs entre le gouvernement et les créanciers privés entre dans sa phase finale. Pour recevoir ses 130 milliards d'aide, la Grèce doit apporter la preuve de ses réformes. Mais la bonne volonté ne suffit pas toujours.
L’arrivée des experts au pouvoir en Grèce et en Italie va peut-être tempérer la fébrilité des marchés, mais elle risque également de préparer le terrain aux partis populistes, prompts à dénoncer le défaut de démocratie au cœur de l’UE et le pouvoir des élites.
La sortie d'Athènes de l'UE entraînerait un nouveau bouleversement géopolitique dans les Balkans, prévient l'universitaire Georges Prévélakis. Quant à l'Union, elle devrait alors admettre son incapacité à "européaniser" un Etat membre depuis 30 ans.
Le nouveau plan de sauvetage décidé par l'UE le 21 juillet n'aura pas permis de calmer les agences de notation. Mais pour s'en sortir, les Grecs doivent changer de méthode et favoriser une politique de développement, estime un éditorialiste.
Le sommet extraordinaire de la zone euro qui se tient le 21 juillet est annoncé comme décisif pour le règlement de la crise grecque. Il serait temps, car les Grecs en ont assez de faire ce qu'on leur demande et obtenir trop peu en retour, estime un éditorialiste athénien.
Standard & Poor's vient une fois encore de s’en prendre à l’économie grecque, qui affiche désormais la note la plus basse du monde. Si l’on tient compte de l’histoire de la Grèce, connue pour son dysfonctionnement politique et économique, les seize autres pays de la zone euro sont eux aussi en danger, estime l'Irish Times.
Restructurer la dette pour sauver la Grèce : peu à peu l'idée fait son chemin, même si les économistes et les gouvernement ne sont pas tous d'accord. Pour la presse européenne, il est avant tout urgent de trouver une solution durable.
En se réunissant secrètement pour parler de la crise grecque, le 6 mai, certains ministres des Finances de l’Union européenne ont donné le coup de grâce à la confiance que les citoyens avaient placée dans leurs gouvernements. Ce n’est pas comme cela que nous sauverons l’euro, prévient la Süddeutsche Zeitung.
Le plan d’aide, approuvé le 2 mai par les pays de l’Eurogroupe, offre une bouée de sauvetage à la Grèce. Mais à plus long terme, l’avenir de la monnaie unique et la gouvernance de l’Union restent menacées, estime la presse européenne.
Une partie mortelle se joue entre les Etats et les marchés. Il y a un enjeu, et il est de taille : c'est la survie de l'euro. Il y a un joueur, et son rôle est décisif : l’Allemagne qui, avec sa stratégie nationaliste risque de précipiter la fin de l'Union monétaire.


































