Les dossiers
Berlin et l'UE, je t'aime moi non plus
Angela Merkel, l'incontournable
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Débat : Un “Empire latin” contre l’hyperpuissance allemande
26 mars 20133222 491 Libération Paris -
Chypre : La crise ? La faute de Merkel, bien sûr !
19 mars 2013816 139 El Mundo Madrid -
Italie : L’Europe de Merkel dérape à Rome
27 février 2013227 228 Il Sole 24 Ore Milan -
Grèce : Des anti-Merkel bêtes et méchants
10 octobre 2012260 120 Coulisses de Bruxelles Bruxelles -
Grèce-Allemagne : Il fallait y aller plus tôt, Angela
10 octobre 2012137 22 Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
Zone euro : Les ratés de la méthode Merkel
3 juillet 2012156 38 Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
Editorial : La mauvaise nuit de Merkel
29 juin 2012124 116Presseurop -
Crise de la dette : Faites quelque chose, Madame Merkel !
12 juin 201249 35PresseuropIl Sole 24 Ore, Financial Times -
Allemagne : Angela Merkel partira-t-elle à temps ?
10 mai 2012140 5PresseuropDie Zeit -
Union européenne : Angela Merkel boutée par les urnes ?
3 mai 2012193 64 Die Zeit Hambourg -
Allemagne-Italie : Isolée, Merkel adopte Monti et la croissance
26 avril 2012159 7PresseuropLa Stampa -
Qui a peur de l'Allemagne ? / 4 : La chancelière de fer est trop rigide
24 novembre 2011260 16 Die Tageszeitung Berlin -
Revue de Presse : Angela seul maître à bord
24 octobre 2011121 7Presseurop -
Allemagne : Helmut Kohl fait la leçon à Angela Merkel
26 août 201183 2Presseurop -
Crise de l'euro : Mme Merkel, M. Sarkozy, soyez à la hauteur
21 juillet 201171 4 Le Monde Paris -
Allemagne : Helmut Kohl : “Merkel détruit mon Europe”
18 juillet 201189 5PresseuropDer Spiegel -
Allemagne : Tu n’auras pas d’autre chancelière qu’Angela Merkel
28 mars 201146 2 Der Spiegel Hambourg -
Zone euro : C’est Merkel qui a les clés
11 mars 201167 2 The Economist Londres -
Crise économique : La chancelière de fer aura le dernier mot
3 mars 201120PresseuropPresseurop -
Crise de l'euro : Merkel n’est pas Marshall, hélas
19 novembre 20101PresseuropHandelsblatt -
Euro : L'Europe a besoin de sa "Super-Mutti"
27 octobre 201052 2 Süddeutsche Zeitung Munich -
Pacte de stabilité : Merkel seule face à l'Europe
26 octobre 2010PresseuropFinancial Times Deutschland -
Conseil européen : Angela contre tous
25 mars 201019 Süddeutsche Zeitung Munich -
Allemagne : Angela Merkel, le leader qu’attend l’Europe?
8 mars 2010PresseuropNewsweek
Une Europe à l'allemande
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Crise de la zone euro : Le pacte faustien de l’Allemagne
14 décembre 2012606 160 The Irish Times Dublin -
Conseil européen : L’Europe fédérale ne passe pas l’hiver
13 décembre 2012232 20 Libération Paris -
Crise de l'euro : La réunification allemande est notre péché originel
3 octobre 2012603 153 Der Spiegel Hambourg -
Zone euro : Karlsruhe joue la prudence
12 septembre 201254 56PresseuropSüddeutsche Zeitung, Frankfurter Rundschau, Die Tageszeitung -
Crise de la zone euro : Berlin revient à la realpolitik
23 août 201284 373 Il Sole 24 Ore Milan -
Zone euro : Le jour où l’on saura ce que veut l’Allemagne
1 août 2012115 114 La Vanguardia Barcelone -
Allemagne : Karlsruhe, la Cour qui pourrait faire tomber l’euro
10 juillet 2012258 50 Der Spiegel Hambourg -
Zone euro : Tout se joue à Berlin
26 juin 2012195 202 Süddeutsche Zeitung Munich -
Union européenne : L’Europe allemande n’aura pas lieu
21 juin 2012294 165 Gazeta Wyborcza Varsovie -
Crise de l’euro : L’Allemagne à contresens
19 juin 2012622 252 Der Spiegel Hambourg -
Crise de la dette : Berlin oublie les leçons de l’histoire, selon Ferguson et Roubini
11 juin 2012115 36PresseuropDer Spiegel, Financial Times -
Crise de la dette : L’union politique, plus facile à dire qu’à faire
8 juin 2012117 28PresseuropFinancial Times Deutschland, Le Figaro -
Crise de l'euro : Berlin compte sauver l’Europe comme jadis la RDA
28 mai 2012176 44PresseuropDer Spiegel -
Zone euro : “C’est la fin de l’hégémonie allemande”
24 mai 2012260 91 To Vima Athènes -
Crise de la zone euro : Laissez les Allemands tranquilles
22 mai 2012145 237 The Independent Londres -
Zone euro : Comment dit-on “basta” en allemand ?
26 avril 2012503 108 El País Madrid -
Débat : Laissons l’Allemagne commander !
26 avril 2012148 71 De Volkskrant Amsterdam -
Crise de la dette : Adieu au modèle Merkel ?
24 avril 2012564 44 The Guardian Londres -
Allemagne : Nazis, nous ? Si ça vous fait plaisir...
3 février 2012436 304 Die Zeit Hambourg -
Conseil européen : Angela Merkel va trop loin
31 janvier 201280 15PresseuropDer Tagesspiegel -
Allemagne-Italie : Chers Allemands, détendez-vous
30 janvier 2012244 23 Die Zeit Hambourg -
Zone euro : Haro sur le commissaire au budget
30 janvier 2012101 61PresseuropPúblico, Le Monde, Ta Nea & 2 autres -
Crise : Pour sauver l’euro, écartons l’Allemagne
27 janvier 2012686 120 The Times Londres -
Qui a peur de l'Allemagne ? / 5 : L’Europe, notre affaire de famille
25 novembre 2011259 19 Die Zeit Hambourg -
Qui a peur de l'Allemagne ? / 3 : Goethe, version technocrate
23 novembre 2011206 15 Der Spiegel Hambourg -
Qui a peur de l'Allemagne ? / 2 : Et maintenant, allemand pour tous
22 novembre 2011227 10 Berliner Zeitung Berlin -
Zone euro : Tous à la merci de l’Allemagne
27 octobre 2011271 22 Eleftherotypia Athènes -
Zone euro : La stabilité germanique a du plomb dans l’aile
12 septembre 2011141 3 Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
Zone euro : La Cour de Karlsruhe pose ses conditions
7 septembre 201193 3 Süddeutsche Zeitung Munich -
Allemagne : Une diplomatie sans voix
5 septembre 201165 4 Die Zeit Hambourg -
Grèce-Allemagne : Berlin enterre trop vite l’euro
20 juin 2011143 23 To Vima Athènes -
Union européenne : L’Allemagne spectatrice sceptique
27 avril 201137 5PresseuropHandelsblatt -
Allemagne : Über alles, mais sympa
15 mars 201199 2 The Guardian Londres -
Pacte pour l’euro : Berlin trésorier et gendarme de la monnaie unique
14 mars 201115PresseuropPresseurop -
Crise de la dette : Une UE “made in Germany”
3 février 2011142 13 Die Zeit Hambourg -
Monnaie : La tentation du mark
14 décembre 2010214 4 Frankfurter Allgemeine Sonntagszeitung Francfort -
Monnaies : L’Allemagne cherche des alliés responsables
13 décembre 20101PresseuropLidové noviny -
Crise grecque : L’Allemagne a un problème avec l’Europe
19 mai 201036 2 Gazeta Wyborcza Varsovie -
Institutions : L'Allemagne redessine l'avenir de l'Union
14 juillet 200912 1 Financial Times Londres
Allemagne-France, le drôle de couple
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France-Allemagne : “L’euro fort, nouveau désaccord entre Hollande et Merkel”
7 février 201340PresseuropLe Figaro -
France-Allemagne : “On a du mal avec les Allemands”
22 janvier 2013139 22 Frankfurter Rundschau Francfort -
France-Allemagne : “Paris et Berlin célèbrent 50 ans d’une amitié houleuse”
22 janvier 201317PresseuropLes Echos -
France-Allemagne : “Décidé et scellé”
22 janvier 201325 2PresseuropSüddeutsche Zeitung -
France-Allemagne : Cinquante bougies mais plus beaucoup de flamme
21 janvier 2013178 63 Le Monde Paris -
Crise : Berlin veut soigner le malade français
12 novembre 2012199 144 Les Echos Paris -
Débat : La grande coalition européenne
16 mai 2012159 15 Süddeutsche Zeitung Munich -
France-Allemagne : Hollande-Merkel condamnés au succès
15 mai 201246 3PresseuropLe Figaro, La Croix, Süddeutsche Zeitung -
Allemagne-France : Le couple Merkel-Hollande se cherche encore un nom
8 mai 201265 17PresseuropLe Figaro, Die Tageszeitung -
France-Allemagne : Merkozy, c’est fini
17 avril 2012221 52 La Tribune Paris -
France-Allemagne : Merkel veut sauver son couple
7 février 201277PresseuropLibération, Le Figaro, Le Monde & 2 autres -
Economie : Sarkozy fasciné par le modèle allemand
2 février 2012108 15PresseuropLe Monde, Le Figaro, La Croix, Libération -
Portugal : Le président Cavaco Silva s’insurge contre “Merkozy”
13 octobre 20111PresseuropPúblico -
Crise de la zone euro : “Merkozy” pas pire que Kohl et Mitterrand
10 octobre 2011102 2 De Volkskrant Amsterdam -
Intégration européenne : Paris et Berlin font le jeu de Bruxelles
9 février 201155 2 The Times Londres -
Crise de la dette : Berlin et Paris reprennent la main
4 février 201156 1 Le Monde Paris -
Euro : Paris et Berlin font front commun
10 décembre 20101PresseuropLe Figaro -
Conseil européen : Sarkozy et Merkel, ces obsédés des traités
28 octobre 201045 1 El País Madrid -
Pacte de stabilité : Vent de colère après le putsch franco-allemand
22 octobre 2010PresseuropLa Tribune -
Pacte de stabilité : Le putsch Merkel - Sarkozy
20 octobre 2010190 The Guardian Londres -
France-Allemagne : En cas de divorce, c’est l’Europe qui trinque
21 juin 201018 Die Zeit Hambourg -
Institutions : Le couple franco-allemand reprend la main
15 juin 2010PresseuropLe Figaro
Editorial
ll est parfois difficile d'être le premier de la classe. Membre fondateur, pays le plus peuplé et principale puissance économique de l'Union européenne, l'Allemagne est à la croisée des Europes du Nord, du Sud, de l'Ouest et de l'Est. A la faveur de la crise économique et des craintes sur l'avenir de l'euro, elle est de surcroît devenue le pilier de l'UE, sans lequel rien ne se décide, sans l'argent duquel aucun pays ne peut être aidé.
Et pourtant, l'idée selon l'Allemagne a un problème avec l'Europe est de plus en plus répandue. On lui reproche son manque de solidarité envers les pays en difficulté, ses hésitations, sa volonté d'imposer aux autres le modèle de rigueur qui lui a si bien réussi en apparence.
Une femme cristallise la plupart de ces reproches : la chancelière Angela Merkel. Force parfois trop tranquille, indécise mais inflexible, dominante mais limitée par un système politique complexe, elle symbolise ce qu'est l'Allemagne d'aujourd'hui dans l'Europe. Sans oublier son rapport ambigu avec le président français Nicolas Sarkozy, qui incarne l'état d'une relation nécessaire pour l'Europe, mais plus suffisante.
Alors que le reproche souvent fait à l'Allemagne de vouloir dominer l'Europe renvoie à une vision de l'histoire aujourd'hui dépassée, les articles rassemblés dans ce dossier expliquent pourquoi elle est aujourd'hui le leader parfois réticent d'une Europe où l'idéalisme a fait place au pragmatisme.
Le philosophe italien Giorgio Agamben relance l’idée d’une union entre les pays du Sud de l’Europe esquissée par son confrère Alexandre Kojève en 1945. Ils pourraient ainsi contre-balancer le poids prépondérant acquis par l’Allemagne au sein de l’UE.
Le plan d’aide lancé par l’Eurogroupe en contrepartie d’une taxe sur les dépôts bancaires chypriotes a suscité de violentes réactions. L’Allemagne est souvent accusée d’avoir encore voulu punir un pays en difficulté. Ce n’est pourtant pas la chancelière qui est responsable des errements de l’île, rappelle un économiste.
Les électeurs italiens ont rejeté Mario Monti, sabotant ainsi la stratégie de la chancelière pour “geler” la crise de l’euro jusqu’aux élections allemandes de septembre prochain. Mais pour éviter que le consensus envers l’Europe ne se délite complètement, le processus d’intégration européenne doit reprendre au plus vite.
La visite d’Angela Merkel à Athènes, le 9 octobre, a donné lieu à des manifestations au cours desquelles la chancelière a été caricaturée en Hitler. Des excès qui confinent à la bêtise et qui empêchent les Grecs d’affronter leurs responsabilités, réagit un journaliste français.
"Faites-moi confiance et laissez-moi faire" : le discours de la chancelière allemande Merkel trouve ses limites dans la crise qui frappe l'Europe. Si elle veut obtenir des soutiens pour sa politique, elle doit communiquer avec tous les citoyens européens.
France, Grèce, Pays-Bas, Allemagne : les cinq scrutins qui vont avoir lieu en Europe sont très différents. Mais tous pourraient livrer un verdict sur la politique d’Angela Merkel face à la crise qui affaiblirait la chancelière.
Seule contre tous, Angela Merkel refuse le renforcement du rôle de la BCE et les euro-obligations. Mais même en Allemagne, certains experts mettent désormais en garde contre son obsession de la discipline. Une obsession qui pourrait semer le chaos dans toute l’Europe.
La presse européenne est unanime : lors du sommet de Bruxelles du 23 octobre, c’est la chancelière allemande qui a dicté ses conditions à ses partenaires — France comprise — pour sortir l’euro et les pays les plus endettés de la crise.
Régler la crise grecque et assurer l'avenir de la monnaie unique : l'enjeu du sommet de la zone euro est élevé et exige que la chancelière allemande et le président français prennent enfin leurs responsabilités, prévient le directeur du Monde.
Angela Merkel se trouve à un tournant. A l’occasion des élections locales du 27 mars, les Verts se sont emparés du fief conservateur du Bade-Wurtemberg, mettant le pays sens dessus dessous. Ils sont désormais un grand parti. Mais la chancelière va rester aux commandes malgré tout. Car elle avait prévu la crise.
Le 11 mars, les dirigeants de la zone euro se réunissent à Bruxelles pour trouver une issue à la crise économique. Une seule personne semble capable d'empêcher l'UE de se scinder en deux blocs concurrents. Mais Angela Merkel est-elle à la hauteur de la tâche ?
Angela Merkel n’aura pas la partie facile. Lors du Conseil européen du 28 octobre, sa volonté de punir les Etats déficitaires sera combattue par la plupart de ses homologues. Ce rôle de mère stricte est pourtant nécessaire, assure la Süddeutsche Zeitung .
Que cela plaise ou non aux Vingt-sept, réunis ces jours-ci à Bruxelles pour discuter entre autres de l'aide à apporter à la Grèce, la chancelière allemande impose la discipline au sein de l'Union. Pour elle, ce ne sont pas seulement les intérêts allemands qui sont en jeux, mais l'Union telle que nous l'avons connue jusqu'à présent.
Dans son célèbre "Faust", Goethe présente la monnaie fiduciaire comme la poursuite de l’alchimie par d’autres moyens. Une conception que l’on retrouve dans la position de l’Allemagne sur la crise de la zone euro.
Le dernier sommet européen de l’année ne prendra pas le chemin d’une union économique et monétaire plus étroite. La faute à Berlin et Paris, qui se sont mis d’accord pour enterrer la feuille de route que leur présentait Herman Van Rompuy. Le débat sur le futur de l’Union est renvoyé à 2014, après les élections allemandes et européennes.
Sans surprise, la Cour constitutionnelle allemande a validé le Mécanisme européen de stabilité (MES), laissant un avenir à l’euro. Mais à condition que l’Allemagne donne son aval à toute augmentation de ce fonds de sauvetage. Voici les premières réactions de la presse allemande.
Après un été fébrile, c’est un automne plus tranquille qui se profile pour la zone euro : les pays du Nord, à commencer par l’Allemagne, font preuve de davantage de pragmatisme. Ils ont compris que la fin de l’euro provoquerait un séisme au sein et en dehors de l’UE, mais ils ne lâchent pas prise pour autant, car on est encore loin d’une solution.
La réunion de la Banque centrale européenne du 2 août est annoncée comme cruciale pour l’Espagne et l’Italie qui attendent une aide. Ce sera surtout le moment où l’on saura qui, de la chancelière Merkel ou du président de la Bundesbank, décide de la position allemande face à la crise.
La Cour constitutionnelle pourrait bloquer la procédure de sauvetage de l’euro. Le gouvernement allemand craint que, comme lors de l'arrêt sur le traité de Lisbonne en 2009, les juges s’opposent à une intégration européenne plus poussée. Au-delà de la question de l’Europe, on assiste à une lutte de pouvoir entre l’exécutif et le législatif.
Le moment fatidique pour l’avenir de l’euro approche. D’ici le Conseil européen des 28 et 29 juin, Angela Merkel doit décider si l’Allemagne veut sauver la monnaie commune, et dans quelle mesure, prévient la Süddeutsche Zeitung.
La cause paraît entendue : l’Allemagne va imposer sa vision politique et son ordre économique à l’UE. Pas si simple, estime Gazeta Wyborcza, car son modèle social décline déjà et qu'elle n’est pas mieux préparée que les autres à l’union politique.
A l’heure où une grande partie des politiciens, dont Angela Merkel, et de la presse martèle que le monde entier en veut à leur argent, les Allemands doivent réaliser que ce discours est faux. Et qu'il met en danger l’Europe et la démocratie, prévient le directeur de l’hebdomadaire de gauche Der Freitag.
Angela Merkel voudrait aller vers plus de fédéralisme et évoque une Europe à deux vitesses. Mais cela pose des difficultés juridiques jusqu’en Allemagne et creuse le fossé avec François Hollande.
Grâce à la nouvelle orientation défendue par Paris, le rapport de force interne à l’Union européenne devient défavorable à Berlin et à la rigueur prônée par l’Allemagne. Ces circonstances permettent aux Grecs d’entrevoir le bout du tunnel et de reprendre espoir, se félicite-t-on à Athènes.
En acceptant d'aider au renflouement des pays de la zone euro en difficulté, Angela Merkel en a déjà fait beaucoup trop aux yeux de son électorat. Et les eurobonds que le nouveau président français François Hollande essaie de faire passer en force pourraient bien être la goutte d'eau qui fait déborder le vase.
Malgré ses conséquences sociales et politiques, la Bundesbank et le gouvernement d’Angela Merkel continuent de prôner la rigueur appliquée depuis deux ans en Europe. Il est temps d’arrêter les dégats, s’insurge le politologue espagnol José Ignacio Torreblanca.
Plutôt que de rêver d'une Union fédérale à la merci de pays démocratiquement et économiquement peu performants, mieux vaudrait renforcer le rôle des Etats les plus vertueux et leur confier la direction des affaires, argumente un politologue néerlandais.
Alors que la France pourrait élire un président socialiste qui dénonce son pacte budgétaire et que le gouvernement néerlandais vient de chuter sur la question des réformes sociales, la politique d’austérité prônée par la chancelière allemande connaît des jours difficiles.
C'est devenu quasi-systématique : à chaque polémique sur la manière dont Berlin tente d'imposer ses vues dans le règlement de la crise de la dette, les Allemands sont ramenés à leur passé nazi. Comment réagir ? Die Zeit propose quelques réponses.
Condescendante, mais efficace : l’Allemagne a longtemps fasciné autant qu’elle a agacé les Italiens. A présent que le technocrate Mario Monti est à leur tête, ils ont retrouvé de l’assurance et n'ont pas peur de dire qu’Angela Merkel aurait elle aussi quelques leçons à prendre, note Die Zeit.
Les 130 milliards du deuxième plan d’aide à la Grèce contre la tutelle d’un commissaire européen au budget sur Athènes : cette proposition allemande, révélée à la veille du Conseil européen du 30 janvier, n'est, ni plus ni moins, qu’une atteinte à la souveraineté d’un Etat, estime la presse européenne.
En imposant l’austérité fiscale à ses partenaires tout en refusant obstinément que la BCE ne s'implique davantage et un plus grand soutien mutuel face à la dette, l’Allemagne démontre qu'elle est l'erreur de la zone euro, affirme Anatole Kaletsky.
Des parents sévères, des moutons noirs et de l’amour vache : telle est la famille Europe. Et pour le journaliste de Die Zeit qui en brosse le portrait, elle doit défendre son modèle historique de solidarité.
Nul ne connaît exactement les implications de la prédominance allemande en Europe – et les Allemands moins que quiconque. Un essayiste du Spiegel cherche la réponse dans deux ouvrages, dont l’un dit que le pays a perdu son âme, et l’autre qu’il tient du génie.
"L'Europe parle allemand !", se réjouit le député allemand Volker Kauder. Attention à l’excès de confiance, met en garde la Berliner Zeitung. Ce n’est pas à cela que ressemble une fédération de démocraties libres.
Les dirigeants de la zone euro ont allégé la dette grecque et augmenté le montant de leur aide. Mais pour Eleftherotypia, qui considère en Une que “les tanks allemands sont dans le plan de sauvetage”, cette décision place les Grecs et tous les Européens sous la coupe de Berlin.
La Cour constitutionnelle allemande a validé les mécanismes d'aides à la zone euro. Mais à terme, si l'Europe veut vraiment s'organiser, c'est la Constitution fédérale qu'il faudra réécrire et faire approuver par le peuple, prévient l'éditorialiste Heribert Prantl.
Entre un ministre des Affaires étrangères contesté et une coalition de moins en moins unie, le gouvernement d'Angela Merkel navigue à vue sur la scène internationale. Un flou qui rejaillit sur l'ensemble de l'Europe.
En publiant l'image d'un drapeau grec recouvrant le cercueil de la monnaie unique, Der Spiegel dévoile les objectifs cachés de la politique allemande : l'hégémonie germanique, assure le quotidien athénien To Vima.
Après un XXe siècle agité, l’Allemagne est le moteur économique et politique de l’Europe. Un rôle qu’elle n’assume pas encore tout à fait.
Pour sauver la zone euro, faites comme l'Allemagne. Répété par Angela Merkel, le message commence à être intégré par ses partenaires. Dans une Europe en crise, c'est un prix acceptable à payer, assure Die Zeit.
Abandonner l’euro et revenir à la monnaie nationale : de plus en plus d’Allemands souhaitent cette option pour sortir de la crise. Une hypothèse risquée mais pas fantaisiste, si l’on en croit l’un des nombreux articles allemands sur le sujet.
Si la crise grecque est la plus grave que l’Union européenne ait jamais eu à affronter, elle révèle également ce que l’Europe signifie aux yeux de Berlin, rapporte la Gazeta Wyborcza.
Le 14 juillet, les députés européens débutent la nouvelle législature avec l'ambition d'accroître leur influence sur le fonctionnement de l'Europe. Mais le récent arrêt de la Cour constitutionnelle allemande, qui remet en cause leur légitimité, pourrait changer la nature de la construction européenne, prévient Wolfgang Münchau dans le Financial Times.
A Sedan, de Bismarck à Hitler, les Français ont tenté par trois fois de résister en vain face aux Allemands. Un journaliste venu voir où en est la réconciliation franco-allemande 50 ans après le traité de l’Elysée découvre une ville minée par la pauvreté et vivant dans les souvenirs du passé.
Paris et Berlin célèbrent l’anniversaire du traité de l’Elysée fondateur de leur entente, alors que leur couple est en crise. Les Français grimacent devant la réussite économique des Allemands qui ne se privent pas de souligner les faiblesses de leurs voisins. Il faut pourtant continuer à s’aimer.
Jusqu’à présent, il n’y avait guère de discussions idéologiques en Europe, par manque de vraie culture du débat. Avec un président français et une chancelière allemande politiquement opposés, l’UE pourrait apprendre à discuter, et ranimer l’intérêt des citoyens.
En ouvrant le débat sur le rôle de la Banque centrale européenne, Nicolas Sarkozy a tenté de gagner des voix auprès des électeurs qui demandent une politique de croissance. Mais il se met à dos Angela Merkel, que cela arrange bien pour des raisons de politique intérieure.
A 80 jours du premier tour de la présidentielle française, la chancelière allemande est entrée en campagne aux côtés de Nicolas Sarkozy, son plus précieux allié en Europe. Une démarche jugée risquée des deux côtés du Rhin.
Candidat plus que probable à sa réelection, le président français semble décidé à proposer un projet économique calqué sur le modèle germanique. Une stratégie qui étonne la presse française.
Les dirigeants européens manquent-ils de leadership pour faire face à la crise, comme on l’entend souvent ? Selon un chroniqueur du Volkskrant, c’est plutôt la division politique et l’opinion publique de notre époque qui les freinent.
Le "pacte de compétitivité" incarne moins une mainmise franco-allemande sur l’UE qu’une étape sur la voie d’une Europe fédérale, affirme l’éditorialiste du Times Anatole Kaletsky. C’est pourquoi son projet d’un "gouvernement économique" dans la zone euro n’atténuera en rien l’impact de la crise financière.
A Bruxelles, les 28 et 29 octobre, la France et l’Allemagne vont essayer de convaincre leurs partenaires de modifier les textes fondamentaux de l’UE pour faire respecter la rigueur budgétaire. Idée simpliste et inutile, répond un éditorialiste espagnol.
Une semaine avant le sommet européen destiné à stabiliser la zone euro, le président français et la chancelière allemande ne se sont pas seulement accordés sur de nouvelles règles en matière de budget, ils ont également appelé à une réforme du traité de Lisbonne. Un coup monté, murmure-t-on à la Commission.
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy n’auraient pas pu choisir plus mauvais moment pour se brouiller, rapporte Die Zeit. Et si les deux principaux acteurs européens ne parviennent pas à s’entendre, c’est toute l’Europe qui risque de perdre son influence dans le monde. 





























