Les dossiers
Les Roms, nation paria d'Europe
Une vie à la marge
-
Slovaquie : “Nous pouvons favoriser les Roms”
22 février 201375PresseuropSME -
France : Du sang bleu pour défendre les Tsiganes
31 août 201224511 Libération Paris -
Ukraine : Les Roms s’enfuient vers la “réserve”
5 juillet 20121892 Aktuálnĕ.cz Prague -
Suisse : La une anti-Roms qui fait scandale
13 avril 20122572Presseurop -
Bulgarie : L’explosion du pseudo modèle social
30 septembre 20111763 Troud Sofia -
Hongrie : La saison de la chasse au Rom n’est pas finie
6 avril 20113784 Le Monde Paris -
Pologne : Des restaurants interdits aux Roms
27 janvier 2011213PresseuropGazeta Wyborcza -
Démographie : En 2050, les Roumains seront un peu plus Roms
5 janvier 20113PresseuropGândul -
Minorités : Une semaine dans la peau d’un Rom
10 novembre 201012311 Adevărul Bucarest -
Andalousie : Le pays des gitans heureux
6 septembre 2010336 Tygodnik Powszechny Cracovie -
Roumanie : Riche comme un Rom
4 août 2010PresseuropAdevărul -
Danemark : Les Roms indésirables à Copenhague
6 juillet 2010PresseuropPolitiken -
Slovaquie : Une campagne anti-Roms pour les élections
5 mai 2010PresseuropSME -
République tchèque : L'école, miroir du racisme anti-Roms
8 décembre 2009104 Respekt Prague -
Hongrie : L’intégration forcée, avenir des Roms ?
27 octobre 200928 Heti Világgazdaság Budapest -
Slovaquie : Des patrouilles pour surveiller les Roms
26 août 2009PresseuropHospodářské noviny -
Hongrie : Comment endiguer la violence anti-Roms ?
18 août 2009243 Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
République tchèque : Les incendiaires anti-Roms bientôt jugés
14 août 2009PresseuropLidové noviny -
Minorités : Les Roms, victimes (entre autres) de la crise
10 août 2009Financial Times Londres -
République tchèque : Triste show rom à Prague
4 août 2009PresseuropMladá Fronta DNES -
Portrait : William Blacker, gentleman tsigane
21 juillet 200919 România liberă Bucarest -
Hongrie : La croisade anti-roms du Jobbik
15 juin 2009633 Respekt Prague
Ailleurs en Europe
-
Roumanie : Rom expulsé finira par revenir
18 septembre 201219221 Evenimentul Zilei Bucarest -
France : Le marché du travail s’ouvre enfin aux Bulgares et aux Roumains
23 août 20122835PresseuropLe Monde -
France : Les Roms expulsés à nouveau, mais en silence
13 août 201232123PresseuropLe Monde -
Opinion : Les Roms aussi doivent se prendre en main
10 septembre 20101466 Revista 22 Bucarest -
Roms : Pourquoi Sarkozy a raison
6 septembre 201030119 The Independent Londres -
Expulsions des Roms : Roumains et Bulgares regrettent le deux poids, deux mesures
6 septembre 2010251PresseuropPresseurop -
Revue de presse : La France fustigée par la presse européenne
26 août 2010782 Presseurop -
Roms : L’hypocrisie sans frein de Paris et de Bruxelles
26 août 201098 Sega Sofia -
Immigration : Paris entre au club des “ultras”
19 août 2010582 Le Monde Paris -
Allemagne : 12 000 Roms expulsés vers le Kosovo
29 juillet 2010PresseuropDer Freitag -
France-Roumanie : Les Roms à nouveau pointés du doigt
28 juillet 2010701 La Croix Paris
L'UE peu attentive
-
Union européenne : Les Roms, mauvaise conscience de l’Europe
8 avril 201315724PresseuropDagens Nyheter -
Roms : Toujours discriminés et toujours à la marge
24 mai 2012594PresseuropRomânia liberă -
Roms : L’horizon est encore bouché
6 avril 201246111 MO* Bruxelles -
Roumanie : Les Roms écartés de fait des aides européennes
12 novembre 2010PresseuropTrouw -
Roms : Les subventions européennes à la loupe
13 octobre 201028PresseuropEvenimentul Zilei -
Roms : Où vont les millions de l’aide européenne ?
13 août 20103072 Le Monde Paris -
Editorial : La nation paria
9 avril 2010632Presseurop -
Roms : Amnesty somme l’UE d’agir
7 avril 2010PresseuropAdevărul -
Racisme : Les Roms, les plus discriminés de l'UE
10 décembre 20092PresseuropIrish Examiner
Issu des quartiers chics, éduqué dans un collège anglais, étudiant en droit, rien ne prédestinait Louis de Gouyon Matignon à présider une association de défense de la culture manouche. Et pourtant, ce petit-fils de marquis a épousé la cause et embrassé la religion de ces gens du voyage.
De toutes les minorités qui vivent en Ukraine, les roms sont sans doute les moins bien lotis. Beaucoup d’entre eux ont été chassés de leurs campements à la veille de l’Euro 2012 et la plupart vivent dans des taudis en marge des grandes villes, dans la misère et l’indifférence des autorités et des autres habitants. Reportage.
Les émeutes qui ont secoué le village de Katounitsa et plusieurs villes du pays ne sont pas qu’une poussée de fièvre anti-Roms. Elles sont le symptôme d’une société malade, soumise au clientélisme, constate une anthropologue bulgare.
Au moment où l’UE appelle les Etats membres à davantage d’efforts afin d’intégrer les Roms qui vivent sur leur sol, les intimidations de l’extrême droite magyare contre la "criminalité tzigane" continuent, sans que le gouvernement de Viktor Orbán, qui préside pourtant l’Union, ne réagisse.
Comment vivent les Roms en Roumanie, le pays où ils sont le plus nombreux ? Pour le savoir, un journaliste d’Adevărul s’est fait passer pour l’un d’entre eux. Il n’a pas ressenti de discrimination, mais une sorte de mépris généralisé.
Marginalisés dans la plupart des pays, expulsés de France, les Roms bénéficient d’un havre de paix relative dans le sud de l’Espagne. Le reste pourrait y puiser quelques idées, constate l’hebdomadaire polonais Tygodnik Powszechny.
Au cœur d’une série de faits divers, la situation des Roms fait l’objet d’un intense débat dans la presse hongroise. Une idée, explicitée par l’essayiste Eszter Babarczy dans l’hebdomadaire HVG, fait son apparition : couper les jeunes de leur milieu pour favoriser leur intégration.
La police hongroise n'arrive toujours pas à mettre un terme au cycle de violences anti-Roms dont le pays est témoin. Les enquêtes n'aboutissent pas, en dépit d'une collaboration entreprise avec le FBI. Exemple dans une petite ville du centre de la Hongrie, Tatarszentgyörgy.
La crise économique qui sévit en Europe centrale frappe les communautés roms davantage que les autres : derniers à être embauchés, ils sont les premiers à être licenciés. Et les violences à leur égard se multiplient.
Tombé amoureux d'une tsigane et d'une campagne qui lui rappelle les romans du XIXème siècle, l'écrivain et journaliste britannique William Blacker vit la moitié de l'année avec les paysans de Transylvanie. Portrait d'un homme entre deux mondes.
Le Jobbik, principal parti d'extrême droite hongrois, a obtenu près de 15% des voix et trois sièges lors des dernières élections européennes. Son discours qui criminalise la minorité rom soulève de nombreuses inquiétudes, car les agressions et les meurtres à l'encontre des Roms se sont multipliées dernièrement en Hongrie, souligne Respekt.
Au moment où Paris durcit sa politique en matière de rapatriement des Roms vers la Roumanie ou la Bulgarie, certains d’entre eux trouvent leur compte dans les allers-retours avec la France, et notamment dans la somme qu’ils reçoivent pour quitter “volontairement” le pays.
Certes, la France a tort d’expulser de son territoire une population fragile. Mais la communauté rome doit elle-même sortir du misérabilisme qui la rend vulnérable en Roumanie comme dans le reste de l’UE, avance un écrivain roumain.
Alors que les ministres de l’Intérieur de plusieurs pays de l’UE se réunissaient le 6 septembre à Paris pour discuter de l’immigration, la politique du président français à l’encontre des Roms est critiquée en France comme à l’étranger. L'éditorialiste vedette de The Independent prend pourtant sa défense.
Partout en Europe, on suit de près les rapatriements en Roumanie et en Bulgarie des Roms depuis la France, avec un regard le plus souvent très critique.
Le rapatriement "humanitaire" de plusieurs centaines de Roms de France vers la Roumanie et la Bulgarie est cynique et démagogique, estime l’éditorialiste bulgare Svetoslav Terziev. Et surtout, il ne résout pas le problème de leur intégration.
Le virage sécuritaire de Nicolas Sarkozy place la France parmi les États membres qui appliquent les politiques les plus dures vis-à-vis de l’immigration. D’autres pays, comme l’Espagne ou l’Allemagne, ont, eux, adopté des approches plus souples.
Après quelques incidents violents, le président français a décidé de s’attaquer aux "problèmes que posent le comportement de certains Roms et gens du voyage", en préconisant notamment des expulsions de ceux qui sont étrangers. En France comme en Roumanie, cette politique contestée rappelle qu’il s’agit-là d’une question européenne.
Malgré les efforts des ONG et les fonds de l’UE, la principale minorité européenne ne vit pas mieux qu’il y a 10 ans. Un manque de suivi à Bruxelles, la corruption des responsables locaux et le désintérêt des Etats en sont les raisons principales.
Face à l’absence de progrès sur le front de l’intégration des Roms,
pays d’accueil et pays d’origine se renvoient la faute. Et Bruxelles s’agace que les projets qu’elle finance n’avancent pas, ou trop lentement. 


