Dossier
L’euro sous pression
Une monnaie en état de siège
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10 mai 20115PresseuropDie Zeit
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Europe centrale
L’euro ne fait plus rêver
4 avril 2011Presseurop -
Pacte pour l’euro
La nouvelle maison commune
25 mars 20113Rzeczpospolita Varsovie -
Conseil européen
L’euro et ses dix-sept Sisyphe
24 mars 20114La Tribune Paris -
Crise de la dette
La zone euro vers l’inconnu
10 mars 20111The Daily Telegraph Londres -
Crise de la dette
Une UE “made in Germany”
3 février 201113Die Zeit Hambourg -
Crise de la dette
Un déficit de confiance
19 janvier 20113The Guardian Londres -
Crise de la dette
Suspense sur l’avenir de l’euro
12 janvier 2011Presseurop -
Conseil européen
La monnaie qui recherche pays désespérément
13 décembre 2010PresseuropPúblico -
10 décembre 20101PresseuropLe Figaro
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Zone Euro
L’agonie de la monnaie unique
6 décembre 20101PresseuropDer Spiegel -
Politique fiction
Le jour où l’euro est mort
3 décembre 20102The Independent Londres -
Crise financière
Ne tuez pas l’euro !
3 décembre 20104The Economist Londres -
Crise de l'euro
Les banques paieront… un peu
29 novembre 20101Presseurop -
Economie
Allons enfants de l’euro !
26 novembre 20101Le Monde Paris -
Zone euro
Un fragile château de cartes
25 novembre 2010PresseuropSME -
24 novembre 2010Les Echos Paris
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Crise de l'euro
Merkel n’est pas Marshall, hélas
19 novembre 20101PresseuropHandelsblatt -
Crise économique
Panique dans la zone euro
12 novembre 20103Presseurop -
Crise économique
Peur espagnole et humour noir irlandais
11 novembre 2010PresseuropEl País -
29 octobre 20101Presseurop
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Editorial
Un chantier sans fin
29 octobre 2010Presseurop -
Conseil européen
Sarkozy et Merkel, ces obsédés des traités
28 octobre 20101El País Madrid -
27 octobre 20102Süddeutsche Zeitung Munich
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Pacte de stabilité
Vent de colère après le putsch franco-allemand
22 octobre 2010PresseuropLa Tribune -
Pacte de stabilité
Le putsch Merkel – Sarkozy
20 octobre 2010The Guardian Londres -
Pacte de stabilité
Le diable est dans les détails de la réforme
19 octobre 2010PresseuropIl Sole 24 Ore -
Conseil européen
Le gouvernement économique attendra
18 juin 20102Presseurop -
17 juin 20102El Mundo Madrid
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Institutions
L’Europe à deux vitesses accélère
17 juin 20101Gazeta Wyborcza Varsovie -
Crise économique
La culture du secret, une menace pour l’euro
7 juin 20101Financial Times Londres -
7 juin 2010Le Temps Genève
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3 juin 2010PresseuropLe Soir
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Quel avenir pour l'Europe ? / 4
Un dur retour à la réalité
28 mai 2010Gazeta Wyborcza Varsovie -
Quel avenir pour l’Europe ? / 3
Notre destin impose l’action
26 mai 20104Die Zeit Hambourg -
Quel avenir pour l’Europe ? / 1
Nous nous sommes tant aimés
21 mai 2010Die Presse Vienne -
Crise grecque
L’Allemagne a un problème avec l’Europe
19 mai 20102Gazeta Wyborcza Varsovie -
Crise économique
Les leçons de l’Afrique
18 mai 20101The Guardian Londres -
17 mai 2010Irish Independent Dublin
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quel avenir pour l’euro ? / 3
Tirons les leçons de cette crise !
17 mai 20102La Stampa Turin -
14 mai 2010Financial Times Londres
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Crise économique
L’Europe n’est pas prête pour l’austérité
11 mai 20105Financial Times Londres -
Quel avenir pour l'euro ? / 2
Bienvenue aux Etats-Unis d’Europe !
11 mai 20101Eesti Päevaleht Tallinn -
Crise
On a sauvé l’euro !
10 mai 2010Presseurop -
Quel avenir pour l'euro ? / 1
La réforme ou la mort
7 mai 2010The Guardian Londres -
Bourses
Le trou noir financier s’élargit
29 avril 20101El País Madrid -
Crise de l’euro
Nous sommes tous des hypocrites
29 avril 2010Frankfurter Allgemeine Zeitung Francfort -
Crise grecque
Et si c’était l’Allemagne qui quittait l’euro ?
27 avril 20104Frankfurter Rundschau Francfort -
Crise grecque
Vers un euro à deux vitesses ?
26 avril 2010La Repubblica Rome -
Grèce
Le cauchemar de l’Europe
23 avril 2010PresseuropLes Echos -
Conseil européen
Angela contre tous
25 mars 2010Süddeutsche Zeitung Munich -
Crise de l'euro
Suspense sur l’avenir de l'euro
25 mars 20101Presseurop -
Economie
Le régime d'austérité passe mal
18 mars 20102International Herald Tribune Paris -
Union européenne
L’euro, un nouveau Yalta
15 mars 2010Gazeta Wyborcza Varsovie -
Crise de l'euro
Un pour tous, tous pour un !
15 mars 2010El País Madrid -
9 mars 2010PresseuropHandelsblatt
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Union monétaire
Le salut de l’euro viendra de l’Est
18 février 20101Handelsblatt Düsseldorf -
16 février 2010PresseuropLa Tribune
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15 février 2010PresseuropThe Independent
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Finances
L'euro nouveau est arrivé
12 février 2010Die Zeit Hambourg -
Editorial
Une nouvelle carte de l’Europe
12 février 2010Presseurop -
Zone euro
Vers un fédéralisme de crise
10 février 2010Presseurop -
8 février 20101Presseurop
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4 février 20107Presseurop
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Monnaie unique
C'est par où la sortie ?
26 janvier 2010Presseurop -
Finances
Le jeu de domino qui menace l'euro
19 janvier 20101Die Zeit Hambourg
La Grèce au coeur de la tourmente
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Crise grecque
C’est de l’acharnement thérapeutique
11 mai 20111PresseuropHandelsblatt -
10 mai 20112PresseuropDie Presse
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9 mai 20113Süddeutsche Zeitung Munich
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9 mai 2011Libération Paris
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6 avril 2011PresseuropFinancial Times Deutschland
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Crise de la dette
Irlande et Grèce, destins parallèles
28 février 20112Kathimerini Athènes -
Crise grecque
L’euro toujours en danger
3 mai 2010Presseurop -
Crise grecque
Poker menteur sur l’euro
28 avril 20101La Repubblica Rome -
Grèce
Le cauchemar de l’Europe
23 avril 2010PresseuropLes Echos -
16 avril 2010PresseuropThe Economist
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12 avril 20104Presseurop
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9 avril 20104Presseurop
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1 avril 2010Standart Sofia
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Crise grecque
Le psychodrame est fini – pour le moment
26 mars 2010Presseurop -
11 février 20101Le Figaro Paris
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9 février 2010PresseuropTo Ethnos
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Economie
Encore un effort pour sauver Athènes
26 janvier 20103La Stampa Turin -
15 décembre 2009Der Spiegel Hambourg
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Grèce
Après Dubaï, Athènes ?
9 décembre 20091Presseurop
Le Portugal plonge à son tour
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11 mai 20111PresseuropPúblico
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Crise de la dette
Dernier sauvetage avant travaux
5 mai 2011Der Standard Vienne -
Crise de l'euro
Les plans de sauvetage, un jeu dangereux
14 avril 20118Týždeň Bratislava -
Crise de la dette
L’horizon portugais s’obscurcit
12 avril 2011PresseuropPúblico -
Crise de la dette
Le Portugal est parti pour être la prochaine Grèce
23 mars 20112Público Lisbonne -
11 janvier 20112Jornal de Negócios Lisbonne
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Crise économique
Qui veut encore de la dette portugaise ?
10 novembre 2010Presseuropi -
28 avril 20101Presseurop
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15 février 20101La Repubblica Rome
La crise dans la zone euro a refroidi l’enthousiasme pour la monnaie unique dans la plupart des pays d’Europe centrale. Aujourd’hui, seules la Lettonie et la Lituanie rêvent encore d’adopter la monnaie unique, écrit le quotidien polonais "Rzeczpospolita".
Le pacte pour l’euro que négocient les Vingt-Sept prévoit une profonde reconstruction de la "maison économique européenne". Pour que cette dernière puisse braver les éléments, les architectes en chef, la France et l’Allemagne, misent sur la fonctionnalité et la sécurité, aux dépens de la variété.
Les sommets européens organisés depuis le début de la crise grecque n’ont pas empêché l’Europe de s’enfoncer dans la récession et la crise politique, et celui qui s'ouvre le 24 mars ne changera rien, écrit La Tribune. Une seule alternative s’impose : alléger le fardeau des pays surendettés ou organiser leur sortie de l’euro.
Paralysie politique à Bruxelles, resserrement monétaire imposées par la BCE, hausse des taux sur les obligations portugaises, irlandaises et grecques : le sommet du 11 mars sur les moyens d’endiguer la crise économique dans la zone euro s'ouvre sous de mauvais auspices.
Pour sauver la zone euro, faites comme l'Allemagne. Répété par Angela Merkel, le message commence à être intégré par ses partenaires. Dans une Europe en crise, c'est un prix acceptable à payer, assure Die Zeit.
A l’heure où le Portugal semble condamné à demander l’aide conjointe du FMI et de l’UE et où l’on parle de renforcer le fonds de stabilité européen, la zone euro est soumise à des tensions croissantes. Les querelles entre responsables européens et le "grand problème de communication de l’Europe" sont en partie responsables de cette situation.
Pour l'euro, les prochains jours seront décisifs. Plusieurs pays qui procèdent à des émissions de dettes vont passer le "test des marchés". Le résultat, écrit la presse européenne, devrait révéler le niveau de confiance des marchés en la capacité des pays les plus fragiles de la zone euro à redresser leurs finances.
La monnaie unique peut-elle disparaître ? Et si c'était le cas, que se passerait-il ? Sean O'Grady, rédacteur en chef des pages économiques de l'Independent, imagine le jour fatal où les Etats membres quittent le navire euro.
Alors que se succèdent renflouements et budgets d’austérité et que rien ne semble devoir tempérer l’agressivité des marchés, nombreux sont ceux qui prédisent que les jours de la monnaie unique sont comptés. Mais un effondrement de l’euro aurait des conséquences sans précédent en termes techniques, économiques et politiques, prévient The Economist.
En plus du plan de sauvetage de l’Irlande, les dirigeants de la zone euro ont décidé de mettre le secteur privé à contribution pour aider les Etats qui en auraient besoin à partir de 2013. Un pas dans la bonne direction, estime la presse, mais la crise n’est pas terminée.
Certes, la monnaie unique est affaiblie par les crises en Irlande ou en Grèce. Mais sur la scène internationale, elle reste une valeur d’avenir et mérite d’être défendue, argumente l’éditorialiste français Alain Frachon.
Les différences entre les économies européennes ne sont pas gênantes dans le cadre de l'union monétaire. Mais en temps de crise et en l'absence de coopération, ces écarts accentuent les divisions, remarque un économiste français.
Jamais depuis la crise grecque du printemps dernier, un pays n’avait paru aussi vulnérable face aux marchés. Alors que l’idée d’un plan de sauvetage de l’Irlande se profile, la presse européenne s’inquiète des conséquences pour les autres membres de l’UE.
Pourquoi réviser le traité entré en vigueur l’année dernière ? Après cette décision prise par les Vingt-Sept dans le but de consolider la monnaie unique, la presse européenne est plus que réservée.
A Bruxelles, les 28 et 29 octobre, la France et l’Allemagne vont essayer de convaincre leurs partenaires de modifier les textes fondamentaux de l’UE pour faire respecter la rigueur budgétaire. Idée simpliste et inutile, répond un éditorialiste espagnol.
Angela Merkel n’aura pas la partie facile. Lors du Conseil européen du 28 octobre, sa volonté de punir les Etats déficitaires sera combattue par la plupart de ses homologues. Ce rôle de mère stricte est pourtant nécessaire, assure la Süddeutsche Zeitung .
Une semaine avant le sommet européen destiné à stabiliser la zone euro, le président français et la chancelière allemande ne se sont pas seulement accordés sur de nouvelles règles en matière de budget, ils ont également appelé à une réforme du traité de Lisbonne. Un coup monté, murmure-t-on à la Commission.
Lors du sommet du 17 juin, les Vingt-Sept ont posé les bases d’une "gouvernance" censée mieux coordonner leurs politiques économiques. Mais ils ne sont pas allés jusqu'à établir une véritable gestion en commun et veulent imposer une improbable taxe sur les banques, note la presse européenne.
La rumeur enfle depuis le début de la semaine : l’Espagne pourrait bientôt demander l’aide de ses partenaires pour lutter contre la dette et la spéculation. Le gouvernement fait tout pour rassurer, mais la pression reste forte.
Les mesures prises pour lutter contre la crise financière changent la nature même de l'Union. Tenus à l’écart de ces transformations, les pays extérieurs à la zone euro craignent de devenir des membres de seconde zone.
Les ministres des Finances de l'Union s'apprêtent à adopter un fonds de stabilisation pour protéger les membres les plus affaiblis de la zone euro. Il n'en reste pas moins que le culte du secret, entretenu par la Banque centrale européenne et l'UE, constitue une menace pour l'avenir de la monnaie unique, écrit Wolfgang Münchau.
Les hedge funds accusés de parier contre l’euro n’ont rien gagné en mai, notent les observateurs. En cause, la réaction de l’Union aux attaques contre la monnaie unique et la morosité des marchés ces dernières semaines.
Pendant des années, l’Union a vécu dans une fiction politiquement correcte : tous les pays avaient les mêmes droits. Mais pour défendre le modèle européen, citoyens et élites doivent se parler le langage de la vérité, estime le politologue bulgare Ivan Krastev.
A l’image d'Angela Merkel, les dirigeants européens semblent se retrancher derrière la volonté de leurs peuples pour expliquer leur inertie. C’est pourtant par la volonté politique que l’on pourra affronter la crise et faire vivre l’idée européenne, argumente le philosophe Jürgen Habermas.
Angela Merkel s’isole, Nicolas Sarkozy rassemble les pays du Sud, et c’est l’UE qui ne sait plus où elle va. Derrière la crise de l’euro et la manière d’y répondre, c’est la confiance et la volonté de travailler ensemble qui disparaissent, constate Die Presse.
Si la crise grecque est la plus grave que l’Union européenne ait jamais eu à affronter, elle révèle également ce que l’Europe signifie aux yeux de Berlin, rapporte la Gazeta Wyborcza.
Pour sortir de la crise grecque, il n’y a d’autre solution que de restructurer sa dette, affirme la grande économiste indienne Jayati Ghosh. A en juger par l’expérience des pays africains très endettés, il semble que les mesures d’austérité menacent non seulement la reprise économique, mais qu’elles risquent également d’aggraver la récession.
Les plans de sauvetage de plus en plus massifs, d’abord pour la Grèce, puis pour la zone euro, ne font rien pour calmer des marchés mondiaux hystériques. Le problème, affirme l'économiste irlandais David McWilliams, c’est que les pays font dépendre leur sort d’un système bancaire fragile, au détriment de leurs citoyens.
Contrairement à ce qu’affirment béatement ses leaders, le traité de Lisbonne et le mécanisme de sauvetage des pays en difficulté ne suffisent pas à assurer à l’Europe un avenir. Afin d’éviter que l'euro et l'Union ne soient déstabilisés à nouveau, il faut davantage d’intégration, clame l'éditorialiste-vedette de la Stampa.
Tour à tour, les gouvernements européens s'apprêtent à imposer des coupes sévères dans leurs budgets. Mais cette austérité ne risque-t-elle pas d'entraîner une dépression sociale et ralentir la croissance économique ? s'interroge le Financial Times.
Le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros approuvé par les Vingt-Sept le 9 mai permet de gagner du temps. Mais sur le long terme, maintenir le généreux mode de vie des Européens s'annonce difficile.
Avec le plan de sauvetage de 750 milliards d’euros approuvé le 9 mai, les Vingt-Sept adoptent le principe appliqué à l’automne 2008 par Washington pour sauver les banques américaines de la faillite. Reste à définir des règles durables.
Saluée par la presse européenne, la décision des Vingt-Sept – à l’exception du Royaume-Uni – de créer un mécanisme d’assistance financière de 750 milliards d’euros doit redonner confiance dans la monnaie unique. Si ses effets sont encore à vérifier, il s’agit déjà d’une ébauche de gouvernement économique de l’Union.
Comment l'Europe réussira-t-elle à se sortir de la crise grecque qui menace la survie de l'euro ? Sûrement pas par une politique de réduction drastique des dépenses du secteur public, estime le prix Nobel d'économie, Joseph Stiglitz.
Après la Grèce et le Portugal, l’Espagne a vu sa note abaissée par l’agence Standard & Poor’s, le 28 avril. La dynamique négative semble de moins en moins contrôlable, s’inquiète El País.
La Grèce doit faire preuve de davantage de crédibilité, entend-on un peu partout. Mais elle n’est pas la seule à travestir la réalité, rappelle la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il est temps de se débarrasser des mensonges sur lesquels repose notre société.
Réticente sur l’aide à accorder à la Grèce pour résorber son déficit, voire menaçant d’exclure les pays les moins vertueux de la zone euro, la première économie du continent n’a pas intérêt à ce que la monnaie unique s’effondre. Sans l’euro, elle traverserait en effet une crise sans précédents.
Encore une fois, l’Allemagne a posé des conditions pour verser l’aide financière que demande la Grèce à l’UE et au FMI. Une attitude qui s’explique par la crainte de payer pour d’autres pays, mais aussi par un désir de redéfinir les contours de la zone euro, estime La Repubblica.
Que cela plaise ou non aux Vingt-sept, réunis ces jours-ci à Bruxelles pour discuter entre autres de l'aide à apporter à la Grèce, la chancelière allemande impose la discipline au sein de l'Union. Pour elle, ce ne sont pas seulement les intérêts allemands qui sont en jeux, mais l'Union telle que nous l'avons connue jusqu'à présent.
Réunis à Bruxelles, les leaders des Vingt-sept doivent se pencher, entre autres, sur les modalités de sauvetage des finances grecques. Alors que le couple franco-allemand est en crise, de leurs décisions dépend le futur de la monnaie unique et de son adoption par les autres pays de l'Union.
De la Grèce à l’Irlande, la Commission européenne exhorte les Etats membres à procéder à de douloureuses réductions de leurs dépenses publiques. Mais ce "culte de l’austérité", qui menace de pousser l’Europe plus avant dans la récession, est de plus en plus critiqué.
Anciens membres contre nouveaux, Etats laxistes contre Etats vertueux, tolérance de l’UE contre exigence excessive : la crise de la monnaie unique révèle une nouvelle ligne de faille entre les Vingt-Sept, constate le politologue bulgare Ivan Krastev.
L'idée d'un Fonds monétaire européen pour venir en aide aux pays qui, comme la Grèce, font face à un endettement qui menace la stabilité de l'euro, fait son chemin. Ses opposants, notamment en Allemagne, doivent se souvenir que l'Europe a su faire preuve de solidarité au moment de l'unification.
Fragilisée par la crise grecque, l'Union monétaire doit poursuivre sa marche en avant pour se renforcer, assure Handelsblatt. Pour le quotidien économique, il est temps d'intégrer les économies les plus dynamiques de l’Union, celles des pays de l'Est.
Devise sans Etat, la monnaie unique dépendait de l'activité des marchés. En accordant leur soutien à la Grèce, les Vingt-Sept changent totalement sa nature et mettent en place un système où tous doivent être responsables, se félicite Die Zeit.
La réunion des Vingt-Sept qui se tient à Bruxelles ce jeudi en pleine crise financière pourrait signer la naissance d’une sorte de gouvernement économique européen. Cette idée longtemps combattue par certains Etats semble aujourd’hui incontournable, constate la presse.
Attaquée sur plusieurs places financières, la monnaie unique subit une épreuve sans précédent. La presse européenne, qui dénonce un action hostile et concertée, en appelle à la réaction des Vingt-Sept.
Portugal, Irlande, Grèce, Espagne : sous la pression de l'UE, les quatre pays de la zone euro les plus fragiles – les "PIGS" – tentent de redresser leur situation économique. Les moyens sont différents, mais les incertitudes restent les mêmes, estime la presse européenne.
Les difficultés financières de pays comme la Grèce ou l’Irlande soulèvent la question de leur exclusion de la zone euro. Mais les avis sur la faisabilité d’un tel processus sont partagés.
Une faillite de la Grèce inquiéterait les marchés et mettrait la monnaie unique en danger. Voilà pourquoi, Allemagne en tête, certains pays membres plaident pour que tous mettent la main à la poche.
En se réunissant secrètement pour parler de la crise grecque, le 6 mai, certains ministres des Finances de l’Union européenne ont donné le coup de grâce à la confiance que les citoyens avaient placée dans leurs gouvernements. Ce n’est pas comme cela que nous sauverons l’euro, prévient la Süddeutsche Zeitung.
Depuis plusieurs semaines, des informations erronées sur l’économie grecque sont diffusées pour déstabiliser Athènes. Dernière intox en date : la publication vendredi 6 mai par Spiegel online d’une réunion secrète des ministres des Finances pour une éventuelle sortie de la Grèce de la zone euro. A qui profite le crime ? S'interroge Libération.
Révolution par les urnes à Dublin, grèves à Athènes : les deux pays les plus fragiles en Europe réagissent différemment aux mesures drastiques prises dans le cadre des plans de sauvetage. Mais leur avenir est lié s'ils veulent trouver une issue à la crise et avoir une influence dans la zone euro, écrit un économiste.
Le plan d’aide, approuvé le 2 mai par les pays de l’Eurogroupe, offre une bouée de sauvetage à la Grèce. Mais à plus long terme, l’avenir de la monnaie unique et la gouvernance de l’Union restent menacées, estime la presse européenne.
Une partie mortelle se joue entre les Etats et les marchés. Il y a un enjeu, et il est de taille : c'est la survie de l'euro. Il y a un joueur, et son rôle est décisif : l’Allemagne qui, avec sa stratégie nationaliste risque de précipiter la fin de l'Union monétaire.
Plusieurs pays regardent l'évolution de la situation économique de la Grèce avec appréhension : soit parce qu'ils sont très liés économiquement à Athènes, soit parce qu'ils craignent que la crise grecque ne reporte leur adhésion à la monnaie unique.
Durement touchés par la crise, les Grecs du nord viennent dépenser leurs euros chez leurs voisins bulgares, où la vie est moins chère. Pour le grand bonheur des commerçants et des dentistes locaux.
Avec l'accord conclu le 25 mars au soir sur le plan de sauvetage de la Grèce, les pays de la zone euro ont mis un terme à une tragédie qui durait depuis des mois. Pourtant, la solution trouvée est loin d'être idéale et la fracture qui s'est ouverte au sein de l'Union mettra du temps à se refermer, note la presse européenne.
A Bruxelles, les Vingt-Sept se mobilisent pour tenter de sauver l’économie grecque. A Athènes, la cure d’austérité annoncée par le gouvernement ne fait pas que des heureux. Mais dans un pays où l’Etat reste impuissant face à une fraude fiscale généralisée, un changement des habitudes semble inévitable.
Au bord de la faillite, la Grèce inquiète les autorités européennes : elle contribue à affaiblir la zone euro et décrédibilise l'action d'une UE qui demeure incapable de réguler son comportement.
Berlin et Bruxelles doutent de plus en plus que la Grèce soit en mesure de résorber sa dette sans aide extérieure. Si rien n'est fait, le pays pourrait faire banqueroute – ce qui aurait des conséquences imprévisibles pour la monnaie européenne.
Dette publique hors de contrôle, évasion fiscale galopante, trou dans le système de retraites… La Grèce est au bord de la faillite, remarque la presse européenne, qui s'inquiète des conséquences pour l'euro et d'un possible effet domino pour les pays les moins vertueux.
Si l'Europe ne réorganise pas de fonds en comble l'union monétaire, le Portugal aura été le dernier pays européen à pouvoir bénéficier d'un plan d'aide, estime Der Standard.
Après la Grèce et l’Irlande, c’est au tour du Portugal de demander une aide à l’UE et au FMI. Mais ne finira-t-on pas par tuer l'euro en soutenant un pays endetté avec l’argent d'autres pays endettés ? Un éditorialiste slovaque ne comprend pas à quel jeu joue l’UE.
Sous la pression des marchés et poussé par certains pays à accepter un aide financière, le gouvernement de José Sócrates doit rester ferme et rétablir la confiance, assure une éditorialiste portugaise, car les plans d’aide ne font qu’aggraver la crise.
A la suite de la Grèce, la note de la dette à long terme du Portugal a été abaissée, le 27 avril, de deux crans par l'agence Standard & Poor's, accompagnée d'une perspective négative. Lisbonne se prépare à devenir la prochaine proie des spéculateurs.
Premier des "PIGS" ("cochons" selon l'acronyme anglais de Portugal, Irlande, Grèce, Espagne), le Portugal est lui aussi dans la tourmente. Mais son modeste dynamisme lui permet de ne pas subir trop violemment les contrecoups de la crise. 














