C’est le livre qui fait le plus de bruit actuellement au Danemark. Dans Jaeger, i Krig med Eliten, (Chasseur, en guerre avec les troupes d’élite), un ancien soldat, Thomas Rathsack, raconte les opérations des commandos danois en Irak et Afghanistan. Mais depuis une semaine, le ministère de la Défense danois fait ce qu’il peut pour en empêcher la sortie. Il a réclamé officiellement son interdiction, a écrit à plusieurs directeurs de grands quotidiens et entend contraindre la maison d’édition, Peoples Press, à livrer les noms de ceux à qui le livre a été envoyé. Pourquoi ? Parce que, selon le ministère, le livre donne trop de détails sur les opérations des commandos, qui pourraient être utilisés par les ennemis du Danemark. Politiken en publie des extraits à la veille de l’examen de la demande d’interdiction par le tribunal de Copenhague. Dans son éditorial, le quotidien explique son initiative par "le droit du public à suivre l’actualité – même quand nous sommes en guerre et quand les autorités s'y opposent." Dans la matinée, on ne trouvait déjà plus d’exemplaires du quotidien à Copenhague.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.