Personne ne pourrait taxer le Daily Telegraph de pro-européen. Mais dans son édition du 14 septembre, le quotidien conservateur britannique de référence annonce que dans la quinzaine à venir, il allait "examiner si l’UE fonctionne, ce que la Grande-Bretagne en retire et quel genre de relation nous voulons entretenir avec les peuples et les cultures de l’Europe". Un éditorial qui commence par cette phrase choc, "l’Union européenne a beaucoup d’avantages pour la Grande-Bretagne", note que le pays se place derrière l’Allemagne comme contributeur net de l’UE . Mais un article offre un point de vue plus classique en révélant que l’UE dépense d’importantes sommes d’argent du contribuable pour des projets discutables comme "1,4 millions de livres [1,6 millions d’euros] pour un programme destiné à 'définir Dieu', plus de 87 000 livres [99 000 livres] pour un faux élevage de vers à soie et 750 000 livres [853 000 euros] pour un zoo de crocodiles".
Dans un autre article, le Telegraph exalte les avantages d’une liberté de mouvement illimitée au sein de l’espace européen, le tout accompagné d’une chronologie de l’UE, d’un sondage sur le traité de Lisbonne et d’une série de témoignage sur l’expérience européenne intitulée "Mon Europe". De quoi nourrir la réflexion du Parti conservateur de David Cameron sur un sujet qui, note le journal, "est la fissure la plus profonde de la politique britannique depuis presque 50 ans".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.