Ta Nea, 03.09.2009
"J’ai échoué, mais revotez pour moi". La décision du Premier ministre grec, le 2 septembre, de convoquer des élections législatives anticipées est accueillie avec ironie par le quotidien Ta Nea. Affaibli par plusieurs scandales et fortement critiqué pour sa gestion de la catastrophe des incendies de forêts, fin août, Costas Caramanlis a justifié sa décision par la nécessité de prendre des mesures pour faire face à la crise économique qui touche durement le pays. Le scrutin, pour lequel l’opposition socialiste part favorite, pourrait avoir lieu le 4 octobre, précise le quotidien de gauche qui qualifie de "discours parodique" l’appel de Caramanlis, au pouvoir depuis 2004, à être reconduit à la tête du gouvernement.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.