Il est le "chancelier record" des Allemands (16 ans au pouvoir), l'architecte de la réunification et de la monnaie unique, citoyen d'honneur de l'Europe et a longtemps été le père politique d'Angela Merkel. Mais aujourd'hui, Helmut "Kohl en veut à la politique européenne de Merkel", titre le Tagesspiegel. A 81 ans, très économe en commentaires politiques, l'ancien chancelier a laissé fuiter au Spiegel des jugements durs envers l'actuelle chef du gouvernement : "Elle détruit mon Europe", aurait-il confié à un proche, qualifiant de "très dangereuse" sa politique dans la crise de l'euro. La phrase, qui a fait des vagues dans la presse, a été démentie par Kohl qui essaie désormais de diriger l'attention sur les erreurs de son successeur chancelier social-démocrate Gerhard Schröder, responsable selon lui d'avoir miné le pacte de stabilité et laissé entrer la Grèce dans l'euro. Mais la presse, dont le quotidien de Berlin, juge catastrophique la politique de Merkel qui "ne sait pas comment mettre son pouvoir au service de la res publica et se soumet au dictat du moment."
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.