Le geste est radical. Face aux révélations sur les écoutes téléphoniques effectuées par le News of the World sur des dizaines de personnes, le patron de NewsCorp, Rupert Murdoch, a décidé de fermer l'hebdomadaire vieux de 168 ans. "Un morceau d'Angleterre est mort hier, et c'est un moment de deuil", écrit le Times, le quotidien phare du groupe. "Les techniques d'investigation du journal dans ce qu'elles avaient de pire ont entraîné sa fermeture. Mais dans ce qu'elles avaient de meilleur, elles ont produit de grands articles et parfois révélé de grands méfaits." Pour le Times, le scandale ne concerne que "une poignée de personnes [qui] en ont bafoué d'autres qui étaient dans le chagrin et le désespoir. Elles se sont couvertes de honte, ont détruit un journal et endommagé la confiance en la presse libre. Il faudra longtemps avant que cette confiance ne soit regagnée."
Tandis que le quotidien souligne que "la chute catastrophique de la publicité" a été le coup de grâce pour le News of the World, The Independent estime que "le journal a été sacrifié pour une femme", son ancienne patronne, Rebekah Brooks, très proche de Murdoch, qui dirige aujourd'hui le secteur presse écrite de NewsCorp.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.