A la veille du vote du parlement grec sur le plan d'austérité demandé par l'UE et le FMI, Ta Nea consacre sa Une à "la formule française pour la crise grecque". "Le président français a allumé la première lumière au bout du tunnel de la crise", se réjouit le quotidien. Selon le projet présenté par le président français, "les banques françaises s’engageraient à garder leurs obligations de dette grecque pendant 30 ans pour garantir la viabilité du pays. Cela bien entendu a réjoui les milieux bancaires grecs qui y voient un premier pas vers une véritable solidarité européenne et un peu de répit pour la Grèce."
Le plan se présente comme tel, explique Le Figaro : "Chaque fois qu'Athènes rembourse 100 euros à son créancier, à l'échéance d'un prêt précédemment consenti, celui-ci réinvestit 70 euros. Sur ce montant, 50 euros sont de nouveaux prêtés à la Grèce pour 30 ans. 20 euros sont placés en obligations".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.