"C’est l’heure des fantômes en Allemagne", titre la Frankfurter Rundschau. Le spectre des conservateurs allemands est de retour. Après dix ans de bras de fer juridique, Karlheinz Schreiber a été extradé du Canada pour affronter les juges de son pays. Le marchand d’armes est au centre de l’une des plus grandes affaires politiques allemandes, avec caisses noires et soupçons de corruption. Cette affaire avait entrainé la chute de l’ancien chancelier Helmut Kohl, du président de la CDU Wolfgang Schäuble, aujourd’hui ministre de l’Intérieur et l’ascension d’Angela Merkel. L’annonce du procès contre Schreiber "réveille l’affaire des comptes cachés de la CDU qui a mené le parti à la chute et remis en question la culture politique en RFA, remarque le quotidien. Mais il est improbable que Schreiber puisse de nouveau faire trembler la République." Ce dernier pourra tout de même servir de pense-bête aux politiciens en fonction et prévenir des comportements douteux. "Il en va ainsi des fantômes : tant qu’ils font peur aux gens, il font l’affaire".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.