Ta Nea, 26 mai 2011
"Ils jouent avec le feu", titre Ta Nea, alors que le mouvement des "Indignés" espagnols fait des émules en Grèce : le 25 mai, des milliers de jeunes ont ainsi investi les places des principales villes du pays. A Athènes, ils étaient 30 000 devant le Parlement à crier "voleurs, voleurs !" à l'adresse des députés, qui votent depuis un an des mesures de rigueur. Les rassemblements se sont déroulés "sans incidents, dans un calme remarquable et ils ont duré jusqu'à 4h du matin", note le quotidien de la capitale. "Les nouvelles mesures d'austérité mécontentent les Grecs, qui poursuivront leurs sit-in aujourd'hui [26 mai]. Cela risque d'être le début d'un long mouvement de protestation", conclut Ta Nea.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.