En Grande-Bretagne, "on ne s'enthousiasme guère pour la cause européenne", écrit Will Hutton dans The Observer. Même le slogan du parti travailliste "L'UE, une locomotive pour la Grande-Bretagne" semble sous-entendre qu'habituellement l'Europe est plutôt un frein pour le pays. Que le Parti conservateur soit hostile à Bruxelles, c'est moins surprenant. Mais maintenant que le parti de David Cameron a choisi de ne pas siéger avec le PPE (Parti populaire européen) au futur Parlement européen mais avec "la bande de bras cassés des parlementaires d'Europe de l'Est aux opinions que l'on connaît à l'égard des roms, des homosexuels et des Juifs", la Grande-Bretagne risque de se marginaliser.
David Cameron souhaite un referendum sur le traité de Lisbonne. Un non signifierait "le suicide de la Grande-Bretagne en Europe", soutient Hutton. "Les vingt-six autres Etatsembres ne vont pas encore passer trois ans à négocier avec David Cameron et son parti en vue d'une nouvelle ratification". En tant que pro-européen, Hutton se demande si ce scenario ne serait pas une opportunité pour l'Europe. L'idée que la Grande-Bretagne puisse quitter l'Europe, comme le souhaitent les eurosceptiques – "diminué politiquement, la Grande-Bretagne deviendrait un nouveau paradis pour les fonds d'investissement, l'évasion fiscale et les chasseurs de capitaux"- devrait pourtant convaincre la majorité des Britanniques qu'il s'agit là d'un scenario catastrophe".
Ceci dit, une Europe sans la Grande-Bretagne aurait pour effet de renforcer l'Union européenne et le Parlement, estime-t-il. Dans 25 ans, prévoit-il, notre pays appauvri et aigri suppliera l'Union pour être réintégré. "La réalité nous imposera une maturité politique. Et les élections pour le Parlement européen seront enfin prises au sérieux".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.