Une ministre allemande qui se fait voler sa Mercedes de fonction en Espagne pendant ses vacances, ça fait désordre. Les électeurs sont scandalisés, la ministre de la Santé Ulla Schmidt est sous pression. "Tout le monde parle d’une voiture. Pendant ce temps là, 102 milliards d’euros du contribuable disparaissent dans une banque", s'indigne la Tageszeitung, en se référant au sauvetage par l’Etat de la Hypo Real Estate, banque allemande menacée par la faillite. L'opération a coûté 1200 euros à chaque Allemand, mais les circonstances dans lesquelles elle s'est déroulée restent floues. C'est pourquoi une commission parlementaire d'enquête a été créée. "A chaque fois que les choses sont simples, l’indignation gronde", clame la TAZ ; "par contre, quand il s'agit de comprendre pourquoi 102 milliards sont allés à une banque, l’opinion publique reste froide et personne ne risque son poste". Et le quotidien berlinois de titrer : "850.000 voitures de service ont disparu et personne ne s'énerve".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.