"Une crise juridique en 140 signes", titre The Independent, après la publication sur Twitter d'informations sur plusieurs célébrités, classées confidentielles par ordre de justice. Ces procédures judiciaires, appelées "superinjonctions", empêchent les médias britanniques de publier l'information classée confidentielle et de révéler l'identité des personnes concernées. Pour les défenseurs de la liberté de la presse au Royaume-Uni, cette procédure judiciaire, généralement appliquée en faveur de personnalités riches et célèbres, représente une forme de censure. Les révélations anonymes faites sur Twitter – qui concernaient un footballeur professionnel, deux acteurs et un grand chef cuisinier, "met à genoux le système des superinjonctions", écrit le quotidien londonien. Ce dernier note cependant que les informations révélées sur Twitter concernent exclusivement "des affaires sexuelles" et que cette action "pourrait donc se retourner contre ceux qui défendent la liberté d'expression". Pour un rédacteur du site Index on Censorship, une ONG qui défend la liberté de la presse, "si le débat 'droit à la vie privée contre la liberté d'expression' se réduit simplement à qui couche avec qui, nous passons à côté des cas vraiment importants qui doivent être dénoncés, lorsque le droit à la vie privée mérite d'être enfreint pour l'intérêt public".
Vie privée
Twitter met à genoux les superinjonctions
10 mai 2011
Presseurop
The Independent The Independent, 10 mai 2011
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.