"La mort, la gauche et la Stasi – La vérité sur le tir qui a changé la République", titre Der Spiegel. Car depuis quelques jours, l'Allemagne est plongée dans un nouveau débat sur son histoire. Karl-Heinz Kurras, le policier qui, le 2 juin 1967 à Berlin-Ouest, a tué l’étudiant Benno Ohnesorg, était un agent de la Stasi ("Staatssicherheit", Service de renseignements de la RDA) et membre du SED ("Sozialistische Einheitspartei Deutschlands", le parti au pouvoir). Un événement crucial dans la radicalisation du mouvement de 68. Avec cette révélation, "on commence à réviser l’histoire la plus récente !", remarque l’hebdomadaire.
Ce policier, que les soixante-huitards avaient jusqu’alors considéré comme l’incarnation du fascisme étatique de la République fédérale était en fait animé d’idées socialistes. Aujourd'hui, de nombreuses questions ont vu le jour dans la presse allemande : La Stasi, aurait-elle poussé à la radicalisation du mouvement étudiant ? Ou encore – plus improbable : Le mouvement de 68, aurait-il été une marionnette inconsciente des autorités est-allemandes pour que le trouble s’abatte sur la voisine de l’Ouest ? Nul preuve n’existe que l’agent Karl-Heinz Kurras aurait agi sur un quelconque ordre de la Stasi. "Mais à cette grande date de l’histoire allemande, symbole de la rénovation de la RFA, de plus de démocratie, de plus de droits pour les femmes et de plus de liberté, est désormais accolé ce vilain mot de ‘Stasi’", constate Der Spiegel.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.