"Je me réjouis qu'on ait réussi à tuer Oussama ben Laden." Prononcée peu après l'annonce de l'exécution du chef d'Al Qaïda par un commando américain, cette déclaration publique, pas très conforme au principe de l'amour du prochain, place Angela Merkel dans l'embarras. "La chancelière fait bondir beaucoup de chrétiens", titre ainsi la Berliner Zeitung qui rapporte que Merkel, qui est également présidente de la CDU, le parti chrétien-démocrate, est violemment critiquée par sa base électorale et par les Eglises protestante et catholique, pour léquelles "il n'y a pas lieu de se réjouir de la mise à mort intentionnelle d'une personne". "La liquidation d'Oussama Ben Laden montre combien la culture chrétienne n'est pas très au-dessus des instincts bas et archaïques de l'homme", constate le quotidien dans son éditorial. "Certes, les danses de joie [à New York] étaient un rituel de délestage psychologique. Mais on n'a pas rendu la justice, on a sacrifié un homme à l'instinct de vengeance", commente le quotidien, en soulignant le dégoût par lequel l'Occident aurait condamné des danses de joie au Pakistan après un éventuel attentat contre l'ancien président américain George W. Bush.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.