"Bienheureux", titre Gazeta Wyborcza après la cérémonie de béatification du pape Jean-Paul II devant des millions de croyants à Rome, le 1er mai. "La béatification a prouvé que le pape Jean-Paul II était toujours vivant. Et par conséquent que l’Eglise, animée de son message, est toujours vivante", note l’éditorialiste de Rzeczpospolita, pour qui "la cérémonie avait une dimension mondiale à l’image du pontificat de Jean-Paul II, qui a lui aussi été d’envergure mondiale". Jan Turnau, l’éditorialiste en chef des questions religieuses à Gazeta Wyborcza, appelle ses coreligionnaires à ne pas gâcher l’image de l'ancien pape. "Le pape portait la parole de l’Eglise mais l’Eglise porte également la parole du pape : avec votre rhétorique pseudo pieuse, si ce n’est avec une certaine étroitesse intellectuelle et une religiosité agressive, vous transformez Jean-Paul II en une personnalité terne dotée d'un esprit étriqué. Vous l’enfermez dans vos sacristies, vous l’éloignez des personnes qui ne sont pas de l’Eglise", estime Turnau. Ce dernier ajoute "Souhaitons pour le moins que le monde ecclesiastique le traite comme un rabbin – un sage que l’on écoute. Qu'il soit considéré comme l’un des hommes sages de notre époque (…), non comme un moralisateur mais comme un conseiller".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.