"J’ai dû décider si on liquidait le groupe dirigeant d’ETA. J’ai dit non. Et je me demande si j’ai pris la bonne décision" : cette phrase de Felipe González barre la Une d’El País, qui publie une longue interview de l’ancien Premier ministre socialiste. González y évoque ainsi "la possibilité unique" qu’il a eue de "donner l’ordre de liquider tous les chefs" de l’organisation terroriste basque à l’occasion d’une réunion clandestine qui avait lieu en France, à la fin des années 1980, une période où ETA sévissait de façon particulièrement violente en Espagne. El Mundo y voit quant à lui l’aveu implicite de González qu’il était au "contrôle de la ’sale guerre’" menée contre ETA par les GAL, une organisation paramilitaire clandestine espagnole dont l’existence avait été révélée par le quotidien conservateur au début des années 1990.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.