El País, 7 novembre 2010

"J’ai dû décider si on liquidait le groupe dirigeant d’ETA. J’ai dit non. Et je me demande si j’ai pris la bonne décision" : cette phrase de Felipe González barre la Une d’El País, qui publie une longue interview de l’ancien Premier ministre socialiste. González y évoque ainsi "la possibilité unique" qu’il a eue de "donner l’ordre de liquider tous les chefs" de l’organisation terroriste basque à l’occasion d’une réunion clandestine qui avait lieu en France, à la fin des années 1980, une période où ETA sévissait de façon particulièrement violente en Espagne. El Mundo y voit quant à lui l’aveu implicite de González qu’il était au "contrôle de la ’sale guerre’" menée contre ETA par les GAL, une organisation paramilitaire clandestine espagnole dont l’existence avait été révélée par le quotidien conservateur au début des années 1990.