New Statesman, 1 octobre 2010
"Permis de couper" titre le New Statesman. Tandis que la Royaume-Uni se prépare aux plus grosses réductions budgétaires que le pays ait, de mémoire d'homme, jamais connues, l'hebdomadaire londonien de gauche, présente le Premier ministre David Cameron sous les traits de James Bond OO7 muni d'une paire de ciseaux au lieu d'un révolver. Le quotidien se réjouit dans ses pages de la victoire surprise d'Ed Miliband sur son frère, l'ancien ministre des Affaires étrangères, à la tête du parti travailliste. Estimant que les Tories de Cameron "seraient idiots de sous-estimer Ed Miliband" le New Statesman prétend que le nouveau chef du Labour est un partenaire "dangereux, charismatique et impitoyable". Un peu comme James Bond.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.