"Le Président qui rétrécit", titre The Economist, paraphrasant le titre d'un film de science-fiction des années 1950. L'hebdomadaire londonien, qui représentait autrefois le président français sous les traits de Bonaparte au col du Grand-Saint-Bernard, réduit désormais Nicolas Sarkozy à une paire de jambes et un bicorne dans l'ombre de sa séduisante épouse. Que s'est-il donc passé ? En 2007, Sarkozy "osait dire aux Français ce qu'ils ne voulaient pas entendre : qu'ils devaient travailler plus, prendre plus de risques, promouvoir davantage les minorités ethniques, être plus gentils avec les Américains". Mais aujourd'hui, alors que des millions de Français manifestent contre sa "timide" réforme des retraites, "M. Sarkozy semble être l'ombre du réformateur économique qu'il était et une caricature du leader qui jouait le rôle du méchant flic sur les sujets de politiques sociales".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.