"Mon article se ne voulait pas une nécrologie de l’Union européenne ; mon intention était de réveiller les Européens, les mettre en garde contre la renationalisation de la vie politique dans toute l’Europe, qui est en train de miner lentement mais surement le projet d’intégration". Après les nombreuses réactions a suscité sa tribune parue dans le Washington Post, Charles Kupchan revient dans Il Sole 24 Ore sur son texte, dans lequel il reproche aux poussées nationalistes de saper l’UE. "Si cette renationalisation continue et s’intensifie, ma crainte est que l’avenir de l’UE ne soit compromis. Les Européens ne peuvent se permettre de considérer l’Union comme un acquis ; ils doivent chercher à insuffler une nouvelle vie à ses institutions et offrir une vision stimulante de son avenir". "C’est un moment crucial pour l’UE, poursuit le politologue. Malgré le traité de Lisbonne, l’Europe a perdu son élan politique de manière préoccupante au cours de la dernière décennie. Les responsables politiques et les citoyens devraient mettre la relance de l’UE à la première place de leur agenda politique et forger ensemble une vision commune pour les prochaines phases de l’intégration européenne".
Intégration européenne
Kupchan veut sauver l’UE, pas l’enterrer
7 septembre 2010
Presseurop
Il Sole 24 Ore
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.