Economie

Agences de notation : Le Parlement européen serre la vis

17 janvier 2013
Presseurop
La Vanguardia, De Standaard

"Resserrer le contrôle" des agences de notation : c'est le but de la troisième vague de mesures approuvées par le Parlement européen, note La Vanguardia, suite au rapport rédigé par le député européen Leonardo Domenici, pour qui la gestion de ces agences est caractérisée par des "intentions douteuses". Pour le quotidien de Barcelone,

l'UE tente ainsi d'en finir avec les “bombes” que quelques agences de notation ont lancé par surprise ces dernières années, lors de la crise de l'euro, intervenant ainsi dans l'agenda politique européenne.

A Bruxelles, De Standaard liste les mesures : 1. les notations de la dette publique non sollicitées sont limitées à trois par an ; 2. les investisseurs peuvent intenter un procès aux agences si elles enfreignent les règles ; 3. les banques sont appelées à évaluer elles-mêmes leurs débiteurs. Après 2020, les législations européennes ne pourront plus faire référence aux notations externes ; 4. une agence ne pourra pas noter des sociétés dans lesquelles ses actionnaires ont investi.

Dans le quotidien flamand, le principal économiste de la banque ING Belgique, Peter Vanden Houte, accueille positivement la troisième mesure. Quant à la limitation des notations, il estime que

cela n’a vraiment aucun sens. Tous les jours, il peut y avoir un événement qui influence la notation.

Quant à la possibilité d’attaquer les agences en justice, il craint qu’elle ne crée

un précédent dangereux. Les agences risquent de devenir plus prudentes et avoir tendance à publier des notes plus basses.

Enfin, en ce qui concerne la dernière mesure, Vanden Houte estime que

la seule personne à qui elle pourrait s’appliquer, c’est Warren Buffett, qui a une part dans Moody’s. Je ne pense pas que Moody’s se laisse influencer par lui.