Mouammar Kadhafi est de retour à Rome pour un nouveau "spectacle", commente l’Unità. Répétant la mise en scène de l'année dernière – les "amazones" de sa garde rapprochée, la tente bédouine placée dans le jardin de l’ambassade de Libye – le leader libyen a tenu une conférence sur l’islam devant 500 jeunes femmes recrutées par une agence spécialisée et payées 70 euros chacune. Trois d’entre elles se sont converties à cette occasion. "L’islam devrait devenir la religion de toute l’Europe", a-t-il également affirmé, suscitant les critiques des catholiques au gouvernement et l’embarras de son allié Silvio Berlusconi, qui a qualifié de "folklore" ses propos. La visite visait à célébrer l’anniversaire du "Traité de Bengazi" du 30 août 2008, par lequel l’Italie et la Libye ont mis fin à leur contentieux postcolonial. Le traité prévoit des compensations financières pour l’occupation italienne, en échange de quoi Tripoli s’est engagée à pourchasser les migrants en partence de ses côtes et à enter au capital de plusieurs sociétés italiennes. Ce qui, selon le quotidien de gauche, participe à la "dérive mercantiliste" prise par la politique étrangère italienne.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.