Il Riformista, 18 août 2010
"Il a démissionné", titre avec ironie Il Riformista, au lendemain de la mort à 82 ans du sénateur à vie et ancien président (1985-1992) Francesco Cossiga. Ministre de l’Intérieur à l’époque de l’enlèvement d’Aldo Moro par les Brigades rouges, il a été une des figures centrales de l’Italie de l’après-guerre, et une des plus controversées : atlantiste – il a fait partie du réseau anticommuniste "Stay-behind" –, ami de Margaret Thatcher et partisan de la répression contre les mouvements étudiants, il a acquis le surnom de "piocheur" pour les coups qu’il a porté à son ancien parti, la Démocratie chrétienne, et à la "première République", qu’elle incarnait jusqu’aux années 1990.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.