L'aigle allemand a retrouvé ses plumes et bombe le torse à la Une de la Frankfurter Rundschau, qui illustre ainsi la sensationnelle reprise de l'économie allemande au deuxième trimestre : 2,2% de croissance depuis le début de l'année. Ce chiffre, inégalé depuis vingt ans, est toutefois "loin de constituer un miracle", met en garde le journal. La "superstar" de l'économie européenne risque de ne pas durer, car elle est "dopée". En effet, "Angela Keynes", comme le quotidien surnomme la chancelière allemande, a pendant l'hiver 2008-2009 soutenu l'économie de son pays à coups de dépenses publiques. A cela s'est ajouté le bon fonctionnement du modèle allemand de consensus entre patronat et syndicats. Enfin, estime la "FR", Mme Merkel "peut dire merci à [l'économiste britannique John Maynard] Keynes pour la théorie et à la Chine et aux Etats-Unis pour l'avoir pratiquée avec zèle" : c'est en effet à la forte demande aux USA et dans les pays émergents que l'Allemagne doit en grande partie la reprise de ses exportations. Voilà pourquoi, affirme de son côté le quotidien pragois Hospodářské noviny, "les Allemands tirent les Tchèques vers le haut", comme l'Europe dans son ensemble, mais "cela ne durera pas longtemps".
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.