"Débâcle allemande dans la corne de l'Afrique", titre la Tageszeitung, après la disparition de 1 000 policiers somaliens fraichement formés par la Bundeswehr en Ethiopie. "Que personne ne sache ce que [les policiers] sont en train de faire ou pour qui ils se battent" est pire qu’un scandale, juge le quotidien qui reproche à Berlin d'avoir manqué à sa responsabilité en agissant sans concertation avec les Nations unies et en n’assurant pas le retour des policiers en Somalie. La TAZ se demande si la formation des forces armées, spécialité de la coopération civile européenne et allemande en Afrique comme en Afghanistan, contribue vraiment à la paix. Elle cite l'exemple britannique : entre 1999 et 2002 l'entreprise de sécurité Hart Group a formé des garde-côtes en Somalie, dont certains comptent aujourd'hui parmi les pirates les plus doués.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.