"Un tour ou plusieurs tours ?", c'est la question que se pose Gazeta Wyborcza à deux jours de l'élection présidentielle du 20 juin. Selon les derniers sondages évoqués par le quotidien de Varsovie, le chef de l'Etat par interim Bronisław Komorowski, candidat de la Plate-forme civique (PO, au gouvernement), bénéficie de 51% des intentions de vote, alors que son adversaire principal, Jarosław Kaczyński, du parti conservateur d'opposition Droit et Justice (PiS), est crédité de 33%. Si ces chiffres sont confirmés dimanche soir, le second tour, prévu le 4 juillet sera inutile, et les Polonais pourront "oublier la politique et partir en vacances", écrit Gazeta. Le quotidien souligne que la campagne a été exceptionnelle, car marquée par les inondations catastrophiques qui ont frappé la Pologne et l'accident d'avion de Smolensk dans lequel l'ancien président (et frère du candidat du PiS) Lech Kaczyński a perdu la vie. C'est peut-être pour cela, note le quotidien conservateur Rzeczpospolita, que "pour la première fois depuis des années, des rivaux politiques ont fait part de leur souhait de trouver un consensus sur les principaux sujets". Les candidats ont ainsi évité les passes d'armes, et les quelques débats qui ont eu lieu ont été plutôt plats. Le quotidien note que c'est dû "au souhait sincère d'un changement en mieux de la vie politique polonaise". Il n'y a toutefois aucune certitude quant au fait que la "douceur" sans précédents affichée par les candidats n'est que purement factice. Rzeczpospolita espère ainsi qu'après le scrutin, les politiques "ne retourneront pas aux querelles stériles que l'on a connues ces dernières années" et qu'ils "rendront à nouveau son sens à la politique".
Pologne
Pourvu que l’apaisement dure
18 juin 2010
Presseurop
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.