"Certains des tirs meurtriers des soldats britanniques sur des civils irlandais étaient illégitimes" : telles sont les conclusions, révélées en avant première par The Guardian, du rapport officiel sur le massacre de Bloody Sunday, perpétré par l'armée britannique en Irlande du Nord en janvier 1972. Quatorze indépendantistes non armés furent tués à Derry, à l'occasion d'une marche pour les droits civiques. L'enquête, menée après le drame, avait alors conclu que les soldats avaient fait feu en situation de légitime défense.
Les conclusions de la dernière enquête, qui a débuté en 1998 et dont le rapport sera officiellement publié le 15 juin, estiment que les survivants de la tuerie ainsi que les familles des personnes tuées ce jour là, sont en droit de réclamer l'inculpation des soldats britanniques impliqués dans le drame. Un scénario qu'un député unioniste qualifie de "grenade dégoupillée". Bloody Sunday est un sujet très sensible en Irlande. "Il a galvanisé les manifestations nationalistes contre l'ordre britannique" et "considérablement stimulé la popularité de l'IRA Provisoire dans la province", écrit le quotidien londonien.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.