"Les électeurs veulent la vérité" : telle est la leçon que Die Presse tire des résultats des élections qui se sont récemment déroulées en République tchèque, au Pays-Bas, au Royaume-Uni et en Allemagne. Choqués par la crise grecque, les Européens préfèrent en effet choisir un gouvernement qui prône l'austérité. Le quotidien viennois élabore plusieurs thèses sur l'évolution de la politique en Europe. D'abord, la gauche n'a pas la force intellectuelle pour profiter de la crise du capitalisme et perd une élection après l'autre – excepté en Grèce "où Georges Papandréou a probablement regretté [sa victoire]". Ensuite, les élections sont des destitutions du pouvoir en place. Enfin, c'en est désormais fini du bipartisme classique : le monde des partis politiques devient multipolaire. Dans tous les cas de figure, ceux qui tirent le plus grand profit de la situation actuelle en Europe sont les libéraux, note Die Presse. Car ces derniers réussissent à remplir le vide politique, notamment chez des électeurs sensibles au populisme.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.