C’est "le début de la fin de la coalition noir-jaune à Berlin", assure la Tageszeitung. Car c’est un sévère revers électoral qu’Angela Merkel et son partenaire de coalition, les libéraux du FDP, ont subi le 9 mai dans le Land de Rhénanie du Nord-Westphalie, le plus peuplé d’Allemagne. Dans ces "petites élections générales" ni les chrétiens-démocrates de la CDU au pouvoir à Berlin (34,6%) ni les sociaux-démocrates du SPD (34,5%) n’ont pu obtenir la majorité et les libéraux ont perdu la moitié de leur voix par rapport aux élections législatives de septembre dernier (6,7%). Le quotidien de gauche et hostile au gouvernement remercie les électeurs du Land.
Pour la chancelière, les choses se gâtent parce qu’avec la majorité conservatrice de ce Land s’envolent également les sièges nécessaires pour une majorité à la deuxième chambre du Parlement fédéral. "De fait, à Berlin, règne désormais un gouvernement multipartite", juge la TAZ. Au-delà d’une politique régionale arrogante, la presse allemande explique cette défaite par la politique de baisses d’impôts, rejetée par les électeurs, et par le désastre politique qu’ont constitué les hésitations d’Angela Merkel hésitante dans le dossier grec.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.