"La crise de l'euro menace de torpiller la reprise de notre économie", titre l'Irish Independent, le lendemain de la manifestation à Athènes, en marge de laquelle sont morts trois employés de banques et au moment où les titres grecs et irlandais ont chuté en bourse.Tandis que la viabilité des économies des pays de la zone euro, comme l'Espagne et le Portugal, est désormais remise en question, l'Irlande, redoute d'être à son tour touchée par la "contagion". "La commission européenne a prédit le 5 mai une croissance positive de 3% l'année prochaine", écrit le quotidien de Dublin " confirmant ainsi les prévisions du gouvernement. Cette croissance serait le double de la croissance moyenne des 27 et permettrait au gouvernement de tenir son plan budgétaire pour les 4 prochaines années. Mais tout ceci pourrait bien être compromis si la crise de l'euro n'est pas résolue". En décembre 2009, le gouvernement irlandais a voté l'un des budgets les plus stricts de l'histoire du pays, entaillant les prestations sociales et les salaires du secteur public afin de réduire de 4 milliards d'euros son déficit public, alors fixé à plus de 12% du PIB.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.