Des milliers de personnes ont manifesté dans les rues de Madrid et dans 28 villes espagnoles le 24 avril, en soutien au juge Baltasar Garzón, rapporte El Mundo. Garzón est actuellement jugé pour "prévarication". Il aurait, selon l'accusation, abusé de son pouvoir en enfreignant "délibérément" la loi d'amnestie générale, votée en 1977, pour pouvoir enquêter sur les crimes commis pendant la Guerre civile et le régime de Franco (1939-1975). Pour les personnes qui soutiennent le juge, ce procès "souille" la mémoire des victimes de la dictature franquiste. Ces manifestations se sont déroulées au moment où Garzón a réclamé la récusation du juge du Tribunal suprême, Luciano Varela. Garzón l'accuse de "partialité" et d'avoir "des intérêts indirects" dans ce procès. Varela aurait, selon le juge Garzón, aidé les organisations d'extrême droite, Manos Limpias et La Phalange a rédiger leur plainte, qui a conduit à le déférer en justice. Le journal conservateur El Mundo qualifie les accusations de Garzón de "campagne diffamatoire", et estime qu'elles doivent être "rejetées comme fausses". Pour El Mundo, il s'agit là d'une manoeuvre orchestrée pour "gagner du temps, ralentir le procès et empêcher la suspension du juge qui ne saurait tarder. Le Tribunal suprême rendra son verdict dans quelques jours.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.