"Les 90 minutes qui vont peut être changer l'avenir de la Grande Bretagne", titre The Independent le jour où les trois principaux partis politiques en lice pour les élections législatives du 6 mai, s'affrontent à l'occasion du premier débat télévisé en direct jamais organisé en Grande-Bretagne. Tandis que toute l'attention est portée sur l'échange qui opposera le Premier ministre Gordon Brown et le chef des conservateurs, David Cameron, le quotidien londonien souligne le fait qu' "une chance sans précédent de toucher une grande audience" est ainsi offerte à Nick Clegg, le chef du parti libéral-démocrate.
Les libéraux-démocrates, qui disposent actuellement de seulement 63 des 646 sièges à Westminster, pourraient bien, selon un récent sondage du Times, obtenir 21% des votes, les Tories obtenant pour leur part 36% et le Labour, 33%. Nick Clegg deviendrait ainsi le troisième homme dont l'arbitrage ferait basculer la situation si aucun des deux principaux camps n'obtenait une majorité franche. "Un parlement sans majorité...Chiche!" écrit l'édito de The Independent. Ce dernier appelle à la réforme du système électoral britannique majoritaire à un tour qui donne aux libéraux-démocrates seulement la moitié des sièges qu'ils obtiendraient dans un système de représentation proprotionnelle.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.