Les autorités afghanes ont arrêté trois Italiens, travaillant pour Emergency, une ONG qui fournit de l’assistance médicale dans des zones en guerre. Ils sont suspectés d'avoir participé à un complot fomenté par les Talibans pour assassiner le gouverneur de la ville de Lashkar Gah, au sud du pays. Les ministres italiens des Affaires étrangères et de la Défense, qui avaient auparavant reproché à l’organisation de "ternir l’image de l’Italie" en acceptant de soigner les rebelles talibans au même titre que les civils, n’ont toujours pas réclamé leur libération. Le quotidien romain Il Manifesto écrit dans un éditorial cinglant : "l’attaque qui vise Emergency est une conséquence de l’Opération Moshtarak par la force internationale de l’OTAN [offensive de 15 000 hommes de l’ISAF, lancée en février dans la province d'Helmand ].
"La guerre réclame l’élimination de tout témoin gênant. Les hôpitaux représentent des postes d’observation qui dérangent ceux qui bombardent et qui tuent", peut-on lire dans l’édito publié le 13 avril. Le 12 avril, les soldats de l’OTAN avaient commis une nouvelle bavure en tuant 4 civils dont un enfant dans le sud de l’Afghanistan.
Emergency a quitté l’hôpital où travaillaient ses trois membres arrêtés. "Si le but était de nous chasser d'ici, c’est réussi", a déclaré un porte parole d’Emergency à La Repubblica.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.