"L'Europe à besoin de la Turquie", titre, en turc, la Tageszeitung. "Comprends pas", répond, toujours en Une du quotidien berlinois, Angela Merkel. A l'occasion de la visite en Turquie de la chancelière, la TAZ estime en effet que Mme Merkel et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan sont "unis dans le désaccord" et de citer des exemples récents, comme le refus de Berlin de créer des écoles turques en Allemagne ou les soupçons d'Ankara quant au soutien allemand à la seule partie grecque dans le différend chypriote. La Turquie reproche également à l'Allemagne de préférer un partenariat privilégié avec elle à son adhésion à l'UE et de s'opposer à un assouplissement de la politique des visas pour les Turcs voyageant dans l'espace Schengen. La création d'une université germano-turque à Istanbul est enfin suspendue à celle d'un établissement semblable à Berlin. Un dialogue de sourds en somme, qui ne fait qu'alimenter chez les Allemands, explique le quotidien, la conviction qu'Ankara utilise les près de 2,5 millions d'immigrés ou d'Allemands d'origine turque comme levier politique.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.