"Les conservateurs ont découvert leur amour pour les sans-papiers", titre le Tages-Anzeiger au lendemain de la décision du Conseil national (chambre basse) suisse d'accorder aux enfants des sans-papiers le droit à une formation professionnelle au terme de leur scolarité, suite au "lobbying intense des députés conservateurs". "D'abord, il en coûte plus cher à l'Etat si les jeunes traînent sans perspective professionnelle et basculent dans la petite délinquance. Ensuite", note le journal, "les enfants ne peuvent pas être […] pénalisés à cause du statut juridique de leurs parents : c'est écrit dans la Convention des Nations Unies sur les droits de l'enfant, que la Suisse a ratifiée." Les députés demandent en revanche au Conseil fédéral (gouvernement) de renégocier avec l'UE l'accord sur la libre circulation des personnes, afin de réduire les prestations sociales en faveur des ressortissants de l'Union vivant en Suisse. Un projet qui a "peu de chances d'aboutir", conclut le Tages-Anzeiger.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.