Fatiguée et sous tension : tel est le diagnostic de la société française posé par le médiateur de la République (l’institution qui a pour mission d’améliorer les relations entre l’administration et le citoyen), dans le rapport annuel qu’il remettra mardi 23 février au Président de la République et au Parlement. "Je perçois une société qui se fragmente où le chacun pour soi remplace l’envie de vivre ensemble", s’alarme Jean-Paul Delevoye dans un entretien au Monde. Il estime à "environ 15 millions de personnes pour lesquelles les fins de mois à 50 ou 150 euros près (…)"et se dit notamment "frappé par la cohabitation de deux types de sociétés : l’une officielle, l’autre plus souterraine, qui vit d’aides, de travail au noir et de réseaux". L’Etat et les responsables politiques sont pointés du doigt et pour bonne part jugés responsables de cette situation : "Un fossé s’est creusé entre le citoyen et l’Etat. Les personnes qui frappent à notre porte ont été mal comprises et mal orientées. Elles se sentent dépassées par des lois devenues trop complexes et changeantes."
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.