En Grande-Bretagne, tout le monde est pendu à l'annonce d'une éventuelle démission de Gordon Brown. Critiqué pour sa mauvaise gestion de la crise économique, avec un Parti travailliste dont on prédit la déroute électorale aux élections locales et européennes du 4 juin, le Premier ministre britannique doit faire face à un autre coup potentiellement fatal : la démission récente de quatre de ses ministres. Le dernier à avoir déserté le navire gouvernemental, James Purnell, le ministre du Travail et des Retraites a enfoncé le clou en publiant une lettre ouverte à Gordon Brown, l'invitant à "se retirer". "Le Premier ministre est à l'agonie, des couteaux cloués dans le dos… [il] ne peut pas rester", écrit 'éditorialiste du Guardian Polly Toynbee, une ancienne adepte de Brown. Ce dernier a réfuté toute idée de démission vendredi soir, et tente de sauver son leadership par un remaniement ministériel improvisé.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.