"Prague paie des milliards pour le loyer de sa mairie, mais ne sait pas à qui", ironise Hospodářské Noviny en Une. En 2006, explique le quotidien économique, la ville s’est engagée à payer un loyer pour installer la mairie dans le palais Škoda, pour un montant de 4,5 milliards de couronnes (180 millions d’euros) sur 20 ans, alors qu’elle aurait pu acheter l’immeuble pour 2 milliards de couronnes. Un contrat que HN qualifie de "condamnable". Le maire de la capitale, Pavel Bém, a beau enquêter pour savoir "qui encaisse cet argent", il est incapable de le dire. Il n’est pas exclu que derrière la société Guyana Holding, le nouveau propriétaire du palais après une transaction jusque là restée secrète, enregistré au Luxembourg, se cachent des gens proches de certains politiciens. Hospodářské Noviny rappelle que c’est justement contre de telles pratiques que le gouvernement provisoire de Jan Fischer a présenté un "paquet anticorruption". Pavel Bém, lui, est déjà empêtré dans un scandale touchant à la nouvelle carte des transports praguois.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.