C'est la fin de la plus importante – et la plus controversée – réforme sociale en Allemagne. Le 9 février, la Cour constitutionnelle a déclaré contraire à la Loi fondamentale, le système d'aide publique "Hartz IV", institué en 2005 par le gouvernement Schröder et régulièrement accusé d'avoir contribué à l'apparition d'une nouvelle pauvreté dans le pays. Le gouvernement va devoir recalculer les aides versées aux chômeurs et aux plus pauvres, prenant en compte leur "droit fondamental à une existence digne", a décidé la Cour, ce qui constitue une première. "C'est un jugement fondamental ! L'Etat social allemand se base à présent sur un nouveau socle", s'exclame la Süddeutsche Zeitung, qui compare la portée de la décision à celle du principe sur l'égalité entre hommes et femmes prononcé dans les années 1950. "Dommage qu'il ait fallut attendre 5 ans" pour voir condamnée "une réforme bâclée", conclut le quotidien de Munich.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.