"C'est entre autres pour ne plus subir ses tirades que les codétenus d'Adolf Hitler dans la prison de Landsberg l'ont encouragé à écrire son livre" paru en 1925, rappelle la Süddeutsche Zeitung. Après avoir été une vache à lait du régime nazi – tirage estimé à 10 millions d'exemplaires jusqu'en 1945, Mein Kampf n'a causé que des ennuis à la Bavière, qui en détient les droits depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Incapable d'empêcher son édition à l'étranger, le Land verra les pensées du Führer publiées par qui veut, en Allemagne, une fois que les droits seront tombés dans le domaine public en 2015. Le ministère des Finances bavarois, qui s’oppose à une publication avant cette date, est en conflit avec l'Institut d'histoire contemporaine de Munich, lequel s'efforce depuis des années de publier une édition critique du livre. L’Institut a chargé deux historiens de rédiger l'appareil critique. "Plus tôt il y aura une édition critique donnant aux lecteurs des arguments contre une transfiguration néonazie du texte, mieux ce sera", explique son directeur adjoint dans le quotidien de Munich. S'il trouve un accord avec la Bavière, l'Institut prévoit de mettre l'édition en ligne gratuitement avant 2015.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.