Grâce à une inédite entente entre les élus laïcs de la majorité et ceux de l'opposition, l'Italie était sur le point d'adopter le 13 octobre une mesure qui renforçait les sanctions contre les auteurs d'actes homophobes. Mais les députés catholiques des deux camps ont voté contre le texte, qui ajoutait une aggravante dans les délits commis contre des personnes en raison de leur orientation sexuelle. Le quotidien romain La Repubblica explique que la mesure était accusée d'être contraire à la Constitution car elle aurait introduit une discrimination positive. Le Parti démocrate (PD, opposition) a menacé d'expulser la députée catholique Paola Binetti, qui a voté contre le texte. Dans une interview à La Stampa, la députée s'est défendue, arguant que la mesure n'était pas vraiment nécessaire.
Pourtant, note La Repubblica, le nombre des aggressions homophobes est en hausse en Italie : 54 depuis janvier 2009. Le rejet de la "loi anti-homophobie" représente ainsi "une bonne nouvelle pour ceux qui, dans un pays chaque jour plus féroce, sillonnent la nuit comme des chiens de chasse, à la recherche d'une proie à insulter, frapper, piétiner", écrit ainsi l'éditorialiste féministe Miriam Mafai dans La Repubblica.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.