"Journée de folie pour la RAI", titre La Repubblica après le dernier épisode de la guerre que se livrent les médias et Silvio Berlusconi. Annozero, une émission de Rai2 – déjà dans le collimateur du président du Conseil pour avoir donné la parole à l'un de ses plus célèbres détracteurs, Marco Travaglio -, a invité Patrizia D'Addario, la prostituée qui a "lancé" le sexgate italien en révélant avoir été payée pour coucher avec Berlusconi. Ce dernier s'est dit "indigné" et, après avoir en vain essayer d'annuler Annozero, a obtenu une émission spéciale pour apporter un démenti aux déclarations de D'Addario.
"Santoro [le présentateur d'Annozero] n'a trouvé aucun homme politique de centre-droit souhaitant s'afficher dans une émission souillée par la présence 'cette fille-là' ", ironise Curzio Maltese dans La Repubblica. "Mais aucun d'entre eux n'a jamais eu honte de se présenter sur les listes électorales avec Patrizia et tant d'autres jeunes femmes 'récompensées' par une candidature sur les listes du Parti du peuple de la liberté de Berlusconi". Le quotidien en profite pour appeler à venir manifester avec la Fnsi (Syndicat unitaire des journalistes italiens) pour la liberté de la presse prévue le 3 octobre à Rome en publiant un billet de Roberto Saviano sur ce sujet – également publié dans El País, Le Figaro, The Times et Die Zeit.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.