"Basta, nous ne payerons plus la taxe à Santoro et à ses camarades." Après l'appel lancé par La Repubblica en défense de la liberté de la presse – qui a recueilli selon le quotidien de gauche plus de 430 000 signatures – c'est au tour d'Il Giornale de lancer une initiative populaire, en invitant les Italiens à ne plus payer la redevance télévisuelle. Il s'agit pour le journal berlusconien de "punir" la RAI, la télévision publique, pour les "cochonneries" diffusées lors de la première diffusion d'"Annozero", sur RAI2. L'émission était présentée par le journaliste de gauche Michele Santoro, et l'un des invités-vedette est le journaliste d'investigation Marco Travaglio, auteur de plusieurs ouvrages sur Silvio Berlusconi.
Plusieurs membres du gouvernement ont accusé l'émission d'avoir critiqué de façon exagérée le président du Conseil. Dans Il Giornale, Marcello Veneziani, l'un des intellectuels les plus en vue de la droite, accuse la RAI toute entière d'être "un cirque" "à la solde des syndicats, des partis et de la nomenklatura". L'opposition de gauche, elle, fait remarquer le paradoxe du gouvernement, qui invite les citoyens à refuser de payer un service public, concurrent des télévisions de Silvio Berlusconi.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.