Avec une 12ème place au classement mondial de la corruption établi par Transparency International, l'Autriche fait plutôt figure de bon élève. Malgré tout, Die Presse appelle la classe politique à faire son autocritique et soulève la question de savoir si la république alpine n’est pas plutôt une république bananière. Car le dernier rapport de l’ONG anti-corruption pointe du doigt les liens très étroits entre le monde politique et le secteur bancaire autrichiens. En effet, les dirigeants des instances de contrôle, comme l'autorité des marchés financiers (FMA), sont nommés par le pouvoir politique.
"Cette attaque n'aurait pas pu survenir à un meilleur moment. Le Conseil des ministres a reconduit le patron de la FMA mardi dernier", remarque le quotidien viennois, qui juge que "les affirmations de Transparency International ne vont pas surprendre beaucoup d'Autrichiens. Le pays est scindé en deux blocs bancaires rouges et noir [référence aux couleurs des deux grands partis politiques] depuis des décennies, au point qu'on ne peut même pas espérer nettoyer des toilettes si on n'a pas la carte du bon parti. Que les chasseurs internationaux de la corruption le remarquent est tout de même plus qu'embarrassant."
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.