"Prochain arrêt : Royaume-Uni", annonce la Une du Daily Mail qui publie un reportage sur le démantèlement du camp de réfugiés surnommé la "jungle" à Calais où se trouvent des centaines de demandeurs d'asile qui souhaitent passer clandestinement au Royaume-Uni. L'opération a été "menée par des troupes de police armées de lance-flammes, de tazers et de bombes lacrymogènes" et à l'aide de bulldozers qui ont encerclé "les tentes et habitations de fortunes" où "la puanteur de la nourriture avariée et des déjections humaines fendait l'air", assure le quotidien londonien, qui flatte ici son lectorat conservateur en décrivant les bonnes manières de ces hordes de sauvages qui ne songent qu'à passer la frontière pour aller se laver sur les jolies et paisibles côtes britanniques.
238 immigrés, principalement originaires d'Irak et d'Afghanistan, et mineurs pour la moitié d'entre eux, ont été arrêtés. D'après les associations d'aide aux migrants, la plupart seront renvoyés dans le pays par lequel ils sont arrivés dans l'Union européenne. C'est le ministre français de l'Intérieur, Eric Besson qui a ordonné le démantèlement du site, en invoquant le fait que le camp était devenu "une plaque tournante du trafic d'êtres humains". De l'autre côté de la Manche, le ministre de l'Intérieur, Alan Johnson s'est dit "ravi" par ces nouvelles. Les victimes du "trafic d'êtres humains" quant à elles, ne semblent pas avoir tout à fait la même vision des choses. "Nous sommes tous absolument déterminés à commencer un nouvelle vie en Angleterre", a dit un jeune Afghan âgé de 22 ans.
Sorti vainqueur des élections du 6 mai, le chef de la coalition de la gauche radicale Syriza est l’astre montant de la politique grecque. A trois semaines des législatives du 17 juin, son programme, qui oscille entre pragmatisme et lutte des classes, inquiète de nombreuses capitales européennes.
La crise de la dette nous a contraint à nous intéresser au secret Olympe de la finance mondiale. Mais à présent que nous sommes un peu plus calés en matière d'obligations et de mécanismes de stabilité, il semble que les oracles de l'économie n'en savent pas beaucoup plus.
L’organisation de l’édition 2012 de la grande kermesse pop par l’Azerbaïdjan, loin d’être une démocratie modèle, suscite des réserves en Europe. Et nombreux sont ceux qui, comme ce journaliste estonien, dénoncent la complaisance envers le régime de Bakou.