Chassez le bonus, il revient au galop
Face à la crise financière, les banques françaises étaient très fières d'adopter, dès février, un code de bonne conduite repris par l'Union européenne et le G20 : bonus non-garantis, possibilité de les reprendre en cas de pertes ("clawback"), prise en compte de la performance finale des positions, etc. L'austérité n'aura pas duré longtemps. "Banques : le retour des profits relance le débat sur les bonus", titre Les Echos après la révélation par Libération que la BNP Paribas envisage de verser près d'un milliard d'euros de bonus à ses 17 000 salariés. La banque française se défend en disant que ces rémunérations sont nécessaires pour éviter la fuite de ses traders vers d'autres places financières. C'est pourquoi les discussions sur les bonus devraient avoir lieu au niveau international. Il reviendrait donc aux gouvernants de fixer de nouvelles règles de jeu, souligne Les Echos. "La question est au menu du prochain sommet du G20 à Pittsburg [fin septembre]. L'avenir de la finance en dépend".
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.