La dette européenne fait peur à l’Asie
Les craintes liées à l'instabilité de la zone euro et les tensions entre les deux Corées continuent à faire baisser les marchés, note le Financial Times. La journée du 25 mai a commencé avec "une baisse vertigineuse des bourses européennes et asiatiques, tandis que New York a connnu une chute semblable à l'ouverture". Le quotidien économique explique que les investisseurs abandonnent les placements les plus risqués et misent sur la relative stabilité de la dette américaine et allemande. L'Asie regarde à présent l'Europe avec davantage de prudence : selon une enquete de la banque Barclays Capital, "deux tiers des investisseurs japonais craignent que le plan d'aide de 750 milliards d'euros [approuvé par les Vingt-Sept] n'aura 'pas beaucoup' d'impact sur les difficultés de la zone euro". Pire, le Japon et la Chine ne s'inquiètent pas uniquement pour la dette du Portugal, de la Grèce, de l'Italie ou de l'Irlande : "Ils commencent à s'inquiéter aussi pour les titres de dette allemands". L'inquiétude provient en partie de la lenteur de la croissance européenne et de l'imprévisibilité de la politique de l'Union, et surtout des "traces laissées dans le fonctionnement de la zone euro par les CDO [obligations adossées à des actifs] vendus par les banques à l'époque du boom du crédit".
La réunion de l’Eurogroupe n'a pas suffit pas à éloigner le spectre de la faillite grecque. Athènes est en grande partie responsable de la situation, mais l'UE et ses partenaires ont aussi contribué à transformer le problème grec en un véritable chaos, estime La Stampa.
Avec la crise et le chômage, les jeunes Lituaniens font leurs ancêtres : ils émigrent par dizaines de milliers à la recherche d’une vie meilleure, essentiellement dans les îles britanniques et en Scandinavie, raconte l’hebdomadaire Veidas.
Deux camps, deux thèses, deux visions de la France : dix-huit ans après le massacre de 800 000 Tutsis par des extrémistes hutus, le rôle de Paris suscite toujours une controverse passionnée, qui évolue au gré des enquêtes judiciaires.